Funambules et acrobates au château de Salles-d’Armagnac

0 Lucie Boulaiy danseuse de corde 1bis 150618.jpg

Dernier spectacle de la Résidence artistique de Lucie Boulay

C’est une soirée vraiment spéciale qu’a préparée Lucie Boulay, artiste des arts du cirque, en résidence artistique sur le territoire de la Communauté de communes du Bas-Armagnac avec sa Compagnie Le Grand Raymond. Cette soirée, vendredi 15 juin, intitulée « Ballade(s) Funambule(s) » démarre à 20 heures. Elle clôture la résidence.

Elle est organisée en trois spectacles qui se jouent dans des lieux différents en plein air autour du château de Salles et à l’intérieur de celui-ci. Et ce sont les spectateurs qui passent d’un lieu de spectacle à l’autre.

Le premier spectacle, devant l’église en contrebas du château, fait voir Lucie Boulay dans sa maîtrise de l’art du funambule. Vêtue d’une robe à jupons et à froufrous, ce qui ne doit pas faciliter l’exercice, elle semble danser sur la corde. Elle s’allonge dessus, elle se relève sans effort apparent, le tout avec grâce, pendant qu’un clown musicien, perché sur la colonne du monument aux morts, interpelle les spectateurs. Puis, des petits enfants, joliment habillés, viennent montrer fièrement leur savoir-faire récent : rester debout sur une planche posée sur une boule, pousser une brouette sans faire tomber le camarade qui fait une figure à l’intérieur, jongler avec des cannes etc.

Le deuxième spectacle auquel Le Journal du Gers assiste, est vraiment étonnant et même, impressionnant. Il a lieu dans l’immense chai du château, bourré de barriques étagées, mais pas dans la première salle, où ont lieu en été des expositions d’arts plastiques, mais dans l’immense salle du fond. Avec un éclairage minimum. Dans cette ambiance onirique, une chanteuse, un musicien et une petite musicienne sont bien visibles et immobiles. Mais les funambules et les acrobates évoluent au-dessus des échafaudages de barriques dans une quasi-obscurité. Ils sautent d’une barrique à l’autre, ils traversent l’espace sur des poutres très étroites qu’ils ont apportées, ils exécutent des acrobaties diverses. Comme dans un rêve...Enfin, perchés sur une passerelle, de petits enfants chantent – très bien – une chanson bien apprise…

La résidence artistique

L’objectif des résidences artistiques, selon la Communauté de commune du Bas-Armagnac et l’ADDA 32 qui y pourvoit, est de permettre à des gens qui n’auraient pas l’idée et/ou les moyens d’aller en ville assister à des spectacles artistiques d’en profiter malgré tout : des ateliers sont organisés dans les écoles et les établissements éducatifs pour donner aux élèves et aux pensionnaires les rudiments de certains arts et leur proposer des spectacles gratuits.

C’est ainsi que Lucie Boulay a effectué huit semaines de rencontres et d’ateliers. Au spectacle final du 15 juin ont participé six funambules, des musiciens, une chanteuse et 30 enfants de l’école primaire du Houga.

 

1 Musicien place de l'église à Salles-d'Armagnac 1bis 150618.jpg
Ce clown musicien, perché sur la colonne du monuments aux morts, commente ce que fait Lucie Boulay
3 Lucie Boulay couchée sur la corde 1bis 150618.jpg
Lucie Boulay couchée sur la corde...
4 On se relève 1bis 150618.jpg
...se relève souplement
5 Les petits acrobates 1bis 150618.jpg
Les petits acrobates
9 La chanteuse animatrice 1bis 150618.jpg
Dans le chai, la chanteuse perchée sue une barrique en hauteur
7 Acrobaties sur les barriques 1bis 150618.jpg
Acrobaties sur les barriques
6bis Dans le chai sur les barriques 1bis 150618.jpg
Passage d'une poutre étroite
11bis Traversée sur une poutre étroite ambiance film fantastique 1bis 150618.jpg
Idem
12 Traversée sur une poutre étroite ambiance film fantastique 1bis 150618.jpg
Idem
8 Les enfants chantent du haut d'une passerelle 1bis 150618.jpg
Les enfants chantent du haut d'une passerelle
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