Petite parenthèse

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Se prendre un râteau

Des regards complices, de grandes embrassades, un revers de main qui balaie quelques pellicules sur le veston présidentiel, et l’inlassable ritournelle devant les caméras : « Nous sommes amis »…

Emmanuel Macron était parti plein d’enthousiasme conquérir le cœur de Donald et des States -en se posant comme médiateur entre l’Union européenne  et les États-Unis, puis entre Trump et Poutine- et tenter de se doter d’une posture internationale, à défaut de pouvoir convoler dans son pays.

Mais le « great guy » a vite déchanté lorsque celui-ci a réaffirmé ses positions sur le nucléaire avec l’Iran (« un désastre ! »), et l’accord de Paris sur le climat. Le sourire enjôleur s’est alors figé lors de cette tentative de séduction qui s’est rapidement conclue par un râteau. No chance !

On imagine très bien la honte et la douleur à se prendre le manche d'un râteau en pleine figure alors qu’on batifole joyeusement dans l’herbe. Le cinéma muet et les dessins animés regorgent de cette image métaphorique qui fait rire les enfants, mais beaucoup moins les prétendants éconduits.

Datant des années 1990, cette expression, synonyme d’échec cuisant, trouverait également son origine, d’après certains, dans le jardinage. Le râteau s’opposerait à la pelle, qui désigne ici un long baiser amoureux.

Enfin, une troisième hypothèse le rapproche du verbe « rater », dans le sens d’échouer.

Pris à son propre jeu, Emmanuel Macron aura sans doute un peu vite oublié que « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute »…

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