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Petite parenthèse

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De but en blanc

Donald Trump avait promis des missiles « beaux, nouveaux, et intelligents ! ». Il n’aura pas résisté très longtemps pour en faire la démonstration en bombardant la Syrie et les populations, dans un déluge de fer et de feu prétendument « humanitaire ».

Son auxiliaire, la France, si prompte à dénoncer les dictatures, invite dans un même temps pour un dîner royal au musée du Louvre le prince héritier d’Arabie Saoudite, « démocratie » exemplaire bien connue pour sa barbarie et ses massacres au Yémen (avec des armes françaises).

Et pour complaire au big boss et aux grands trusts, elle s’empresse de participer à cette démonstration de force, décidée « in petto » (expression chère à Emmanuel Macron), dans le secret des alcôves… de but en blanc.

Contrairement à l’utilisation courante, le « but » ici ne désigne pas l’objectif à atteindre. Mais issu de la « butte de tir » - bien connue des archers -, déformée en « but », il indique au contraire Ie point de départ d’un tir tendu.

Si l’on ajoute que le « blanc » représente la cible, on comprend alors que le tir doit être rapide, le plus direct possible, sans préambule. D’où l’idée de brusquerie qui se dégage de cette expression militaire datant du XVIIe siècle.

« Ah Dieu ! Que la guerre est jolie… » déclamait par dérision Apollinaire. Or, il n’y a ni guerre juste, ni guerre propre, ni frappes chirurgicales comme le prêt-à-penser voudrait le laisser croire. La guerre tue. Elle tue sans distinction pour permettre le pillage des richesses et des ressources des pays.

Car tel est l’intérêt inavoué des grandes puissances, engagées sur la voie guerrière aux quatre coins de la planète, qui font peser une lourde menace sur l’humanité toute entière.

Illustration Pixabay.com

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