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un Mirandais exhume des plaques au gélatino-bromure d’argent d'un autre temps

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Pierre Dutaut en fait un don aux Archives départementales

Sauvetage du patrimoine photographique

Accompagné d’Henri Calhiol, animateur de l’Atelier d’histoire locale de Mirande, Pierre Dutaut, Mirandais bien connu, avait rendez-vous vendredi avec la directrice des Archives départementales du Gers pour faire un don qui l’honore.

Celui-ci a en effet décidé d’offrir à cette administration départementale, en vue d’une mise à la disposition du plus grand nombre, une cinquantaine de plaques de verre photographique représentant des vues privées inédites de la ville de Mirande au début du XXe siècle (de leur vrai nom « plaques au gélatino-bromure d’argent » ou « plaques orthochromatiques », procédé des Frères Lumière). Ces vues seront numérisées par le service spécialisé fonctionnant au sein des Archives départementales à Auch et ultérieurement, mises à la disposition du public.

Ces clichés ont été réalisés par l’arrière-grand oncle du donateur, Jean-Marie Soucadauch, qui tenait à l'époque commerce alimentaire à l’enseigne distinguée de « L’épicerie parisienne ». à l’endroit précis où se trouve aujourd’hui le Petit Casino, place d’Astarac.

Henri Calhiol explique que ce geste pourrait servir à encourager, à Mirande comme ailleurs dans le département, d’autres dons de ce type qui éviteraient la disparition de ce véritable patrimoine que sont les fonds photographiques anciens.

Raymonde Burgade témoin d'un demi siècle de la vie mirandaise à travers son objectif.

Alors que ce lot vient d’être sauvé de façon pérenne, Raymonde Burgade, 90 ans dont 60 ans de photos de la vie mirandaise en tant que professionnelle, lui a rapporté qu’un autre lot avait été mis à la poubelle au sortir de la guerre de 39-45 par une autre famille mirandaise et que c’est elle qui à l'époque avait reconnu parmi les plaques de verre vouées à la destruction, le célèbre cliché de l’arracheuse de dents « La Barthelotte », de son carrosse et de son orchestre haut en couleurs, pris à Mirande au début des années 1900.

Photographie et patrimoine vont ensemble depuis la fin du XIXe siècle, période où se produisit une prise de conscience patrimoniale en faveur d’une préservation de l’héritage du passé, précise Henri Calhiol, Mirandais de coeur qui se penche sur l'histoire de Mirande et des Mirandais et qui naturellement souhaite avec raison que l'on prenne soin de ces témoins du passé qui ne mentent pas : les photos anciennes.

Photo Pierre Dutaut et Henri Calhiol

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