A la veille des journées du patrimoine l'église fait l'actualité

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Lors de la dernière réunion de la société archéologique du Gers qui se tenait au lieu habituel à Auch, il a été question de l'église de Mirande puisque l'un de ses membres Henri Calhiol par ailleurs animateur de l’Atelier d’histoire locale de Mirande – section du Renouveau de la Bastide de Mirande y présentait le résultat de recherches menées depuis plusieurs mois sur l'édifice mirandais et plus particulièrement sur ses toitures.

Devant un public étoffé, public d’habitués, Henri Calhiol  a présenté une communication sur la découverte, dans diverses archives (départementales, diocésaines et municipales), de plusieurs documents des XVIIIe et XIXe siècles attestant sans équivoque et avec force détails techniques que, jusque vers 1850, le clocher de l’église n’était pas couvert d’ardoises comme aujourd’hui, mais de bardeaux de bois de chêne, technique remontant à la nuit des temps et que l’on retrouve sur toute la planète là où il existe une tradition forestière, à partir de différentes espèces.

A la question : le cas de l’église de Mirande était-il unique ? l'orateur a abordé l’exemple de l’église de Vic-Fézensac , dont on fait changer en 1499 les bardeaux du clocher par un charpentier mirandais, maître Jean de Garros, un cagot (cette communauté d’ostracisés à qui était réservé en grande partie le travail du bois) qui se fera payer en nature en conques de blé livrables à Mirande.

Il a également rappelé qu’en 1843, Victor Hugo, séduit par ce bien singulier clocher, l’avait dessiné d’un trait sûr. Cette œuvre ets du reste détenue au musée Victor Hugo, place des Vosges à Paris et une copie figure dans les réserves du musée de Mirande. Il a été également question des cinq « clochetons » qui ornent ce clocher : il faut y voir, a-t-il précisé, un lanterneau, une échauguette (un poste de veilleur) et trois tourelles, ce qui traduit la vocation défensive de ce clocher élevé à une grande hauteur et qui lui donne de surcroît ce curieux aspect de petit château qui ne manque pas d'interpeller le touriste.

Rappelons à ce propos que l'église de la sous préfecture fait l'objet d'un plan de travaux répartis sur plusieurs années et dont les toits représentent le plus gros des investissements. Via l'association du renouveau de la bastide et la Fondation du Patrimloine une souscription a été ouverte. Particuliers et entreprises peuvent ainsi en apportant une contribution financière bénéficier davantages fiscaux importants. Un dépliant en précisant les modalités est à disposition des visiteurs à l'église et à l'office du tourisme.

A l'occasion des journées du patrimoine des visites guidées sont prévues avec accès à des lieux habituellement fermés au public.

 

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