Les durannais à la découverte d'Elusa, capitale antique

Une journée proposée par l'ASPAD qui a permis de remonter le temps chez les gallo-romains

L’ASPAD (Association de sauvegarde du patrimoine à Duran) après les visites de Cologne et du château de Laréole non loin de Cadours l’an dernier, a proposé ce vendredi 9 juin sa seconde sortie, patrimoine gersois. Cette fois-ci une trentaine d’adhérents de l’association ont pris en bus la direction de l’Armagnac avec Aline Lannelongue au micro.

 Il s’agissait de découvrir Elusa, capitale antique, avec dans un premier temps un arrêt à l’ancienne gare d’Eauze. Ce lieu donne un avant goût de ce que fut l’Empire romain grâce au centre d’interprétation lequel par une scénographie interactive permet de découvrir la ville antique.

Puis à quelques centaines de mètres de là c’est la découverte de la Domus de Cieutat de l’époque gallo-romaine. Une domus à péristyle où on découvre les nombreuses pièces à vivre plus où moins grandes dont un espace thermal et une grande salle de réception mais aussi de nombreuses décorations au sol.

Le trésor d'Eauze

Après avoir quitté la domus de Cieutat, rendez-vous été donné quasiment au centre ville d’Eauze pour découvrir le musée du trésor d’Eauze. Protégé en sous-sol dans une immense salle coffre fort, il abrite un trésor exceptionnel de 28 000 monnaies en argent et une cinquantaine de bijoux et objets précieux qui furent découvert en 1985 et datant d’au moins à l’année 261 de notre ère. Une attention toute particulière a été portée par le guide sur « un splendide sarcophage en marbre décoré de bas reliefs » dont l’occupante Aedunia Hermonies était une femme très rare et épouse incomparable” pour qui son mari et son fils ont fait tailler ce sarcophage ».

La luxueuse villa de Séviac

Après cette matinée bien remplie, les touristes durannais firent une pause au restaurant pour ensuite se diriger vers Montréal-du-Gers et découvrir la Villa de Séviac, c’est «le clou » de la journée. Et ils ne furent pas déçus de la visite avec une dynamique guide ayant su mettre en valeur ce « luxueux palais rural » gallo-romain. Protégé par une immense couverture, le site datant du IV siècle dévoile l’architecture gallo-romaine des habitations. Outre les 625 m2 de mosaïques, sont aussi remarquables les thermes de 500 m2 ou encore des salles équipées d’un chauffage au sol et bien d’autres aménagements laissant deviner ce que pouvait être cette demeure.

Passées les deux heures de visite, ce fut le retour vers Duran non sans avoir fait une halte ombragée au lac de Montréal où fut offert un goûter qui fut fort apprécié.

 

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