Adoptés des retraités : 600 poules et 14 coqs attendent de retrouver une famille

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Ils proviennent de la maison de retraite de Poulehouse, la société distributrice de l'œuf qui ne tue pas la poule

 

Après avoir demandé à l’occasion de Thanksgiving à Emmanuel Macron de faire gracier une poule, Poulehouse veut offrir la possibilité aux français de faire de même en adoptant eux-aussi des poules, leur sauvant la vie par la même occasion.

La France produit par an quelques 15 milliards d’œufs, c’est le premier producteur de l’Union Européenne, 98 % de Français en consomment ce qui représente 217 œufs par an et par habitant.

Chaque année en France, des millions de poules pondeuses naissent et meurent. Entre les deux, dix-huit mois de répit, après vient l’heure de la réforme pour les volatiles qui partent à l’abattoir. Les poules pondeuses n’ayant pas été sélectionnées pour développer une chair dodue et donc finir en plat dominical ou en simple repas de tous les jours, une petite partie servira en France à faire des farines animales ou des bouillons-cubes et une majorité partira congelée vers les pays tiers, en particulier l’Afrique.

Cette situation absurde a motivé Fabien Sauleman, Sébastien Neusch et Élodie Pellegrain à fonder la société Poulehouse qui commercialise, depuis février 2017, "le premier œuf qui ne tue pas les poules".

Une offre commerciale respectueuse des poules même si bien sûr offrir une retraite aux poules pondeuses a un coût, un prix forcément plus élevé, environ trois fois le prix de la boîte d'œufs bio de marque distributeur. En effet, chez Poulehouse, les poules quittent l’élevage où elles ont pondu pour rejoindre leur dernière maison et y vivre une retraite bien méritée, elles y restent jusqu’à la fin de leur vie, jusqu’à leur mort naturelle. Poulehouse s’occupe d’elles jusqu’à la fin de leurs jours.

Les œufs de ces poules sont évidemment plus chers car il faut tenir compte de nombreux éléments : il faut nourrir les poules plus longtemps six ans et plus au lieu de dix-huit mois habituels, les éleveurs sont mieux rémunérés, l’emballage respecte la planète. Mais certain consommateur, végétariens, flexitariens ou simplement préoccupés de la cause animale, sont très demandeurs de ce type de produits. Et depuis son lancement en 2017, Poulehouse a trouvé sa clientèle mais surtout un réseau de distribution. Poulehouse a vendu plus de 10 millions d’œufs depuis son lancement. La gamme d‘œufs éthique est disponible dans plus de 2000 points de vente.

Cherchez-les bien ! On pouvait les trouver un peu partout jusqu'à présent. Mais, en octobre, un événement malheureux est survenu : la rupture brutale et unilatérale d'un partenaire sous-traitant qui traitait une grande partie du conditionnement et de l'approvisionnement des points de vente. Alors qu'en quatre ans, 100.000 poules avaient été sauvées de l’abattoir, Poulehouse s'est alors retrouvé momentanément dans une situation compliquée.

Heidi Carneau, la fondatrice de "Champs Libres Aux Poules", dont la mission est de faire éviter l'abattoir aux poules pondeuses d'élevage en les faisant adopter en tant qu'animaux de compagnie, a donc décidé de s'associer avec Poulehouse pour une nouvelle opération de sauvetage.

Une opération comme l'association a l'habitude d'en proposer sauf à une originalité près, cette fois, 14 coqs sont disponibles. 

Le sexage-in-ovo est une technique permettant de détecter le sexe de l’embryon dans l’œuf et ainsi de ne couver que les œufs femelles. Mais évidemment si la technique est relativement fiable à environ 98 %, il y a toujours une marge d'erreur. Dans un élevage classique, les poussins nés malencontreusement auraient été éliminés. Chez Poulehouse, ces coqs sont sauvés. Les coqs disponibles avaient eu la vie sauve parce qu'ils étaient passés à travers la détection des œufs après la ponte.  

L’association "Champs Libres Aux Poules" cherche donc en urgence des familles adoptantes pour ces poules rousses, et ces coqs, les premiers nés du sexage in-ovo, que Poulehouse a gardé en vie, malgré leur manque de rentabilité, dans sa maison de retraites du Limousin, à Coussac-Bonneval, en Haute-Vienne.

Il s’agit d’une opportunité d’adopter des animaux qui sont véritablement inscrits dans les pages de l’histoire de l’élevage !

Les particuliers peuvent réserver leurs poules pondeuses directement sur le site de Champs Libres Aux Poules

L’adoption des poules aura lieu le samedi 18 décembre 2021.

Lieux et horaires de collecte

Les adresses exactes seront communiquées quelques jours avant la journée d’adoption ; les réservations, via le formulaire, sont obligatoires :

  • Aveyron – La Capelle Bleys, de 11 h à13 h : 

https://forms.gle/97sY25tqVn1vSLGdA

  • Gers – Frégouville, de 14 h à 17 h : 

https://forms.gle/RH3Pm7y5NzqiRyvn6

  • Haute-Garonne – Ganties, de 14 h à 17 h : 

https://forms.gle/i36gHUGDhBJVZHAx9

  • Tarn – Vielmur-sur-Agout, de 14 h à 17 h : 

https://forms.gle/XZvmVFEWzvscZLPHA

  • Tarn-et-Garonne – Caylus, de 14 h à 17 h : 

https://forms.gle/Br5U5PSn7pdV18q69

Les adoptants doivent s’engager à respecter la charte éthique de l’association. Une contribution de l’ordre de 4 € est demandée afin de couvrir les frais occasionnés.

Vous ne connaissiez pas Poulehouse, regardez, ci-dessous, le reportage qui y était consacré, lors du journal de 13 h de France 2 en avril 2019.

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