Société archéologique et historique du Gers : un mirandais méconnu, Vincent Maumus, « frère prêcheur, prédicateur et médiateur politique célèbre ».

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« frère prêcheur, prédicateur et médiateur politique célèbre ».

Le dernier Bulletin de la Société archéologique et historique du Gers (n° 438 de mars 2021) est paru. On y découvre, sous la signature de Martin Dumont, universitaire enseignant à Paris-Sorbonne (Paris IV) et secrétaire de l’Institut de recherche pour l’étude des religions, une remarquable contribution de 24 pages  consacrée à la vie et à l’œuvre d’un mirandais méconnu, né en 1842 dans la bastide, d’un père avocat au barreau local : le père Vincent Maumus, de l’ordre des Frères prêcheurs.

Après son séminaire à Auch, le religieux se fera connaître par ses prêches en France, en Europe et jusqu’en Amérique. Surtout, animé d’opinions républicaines affirmées (son père avait été inquiété à Mirande après la résistance au coup d’Etat de 1851 et lui-même sera Dreyfusard), il s’efforcera constamment de militer pour une meilleure entente entre l’Eglise et la République, dont il affirmait qu’elles n’étaient pas ennemies par nature. Ami de Waldeck-Rousseau, en qui il voyait un bouclier contre l’extrémisme de l’anticlérical Emile Combes, il se montrera très engagé dans la période qui conduira au vote de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

On apprend incidemment que, grâce à ses relations en haut lieu,  il intercèdera en faveur de l‘accession d’un autre mirandais à l’épiscopat : Pierre-Lucien Campistron, qui sera nommé évêque d’Annecy en 1902.

Henri Calhiol (SAHG secteur de Mirande) précise aussi que Vincent Maumus, mort en 1912 à Mirande où il s’était retiré malade, a été inhumé dans le cimetière communal dans une tombe  collective, véritable « carré religieux », avec 11 autres ecclésiastiques, tous nommés,  dont le chanoine Jean-Marie Cazauran, historien de Mirande et de la Gascogne, à côté d’un autre tombeau dédié aux religieuses des Sœurs de la Charité de Nevers décédées dans la bastide.

C’est un lieu à visiter pour sa singularité.

En savoir plus :Les amateurs d’histoire locale peuvent se procurer ce Bulletin de la Société archéologique et historique du Gers au prix de 10 euros auprès du siège. Courriel : socarcheogers@free.fr ou 05.62.05.39.51 (Lundi et mercredi après-midi).

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