Conseil Départemental d’Analyse et de Vigilance COVID-19. N°6

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invitée Gisèle Biémouret

Alors que l'Allemagne, l'Italie et même la Suède sont aussi dans la tourmente comme l'Europe et le reste du monde, le département du Gers poursuit ses efforts. Tous les mercredis se réuni le CDAV 32 , présidé par Philippe Martin, cette instance a pour vocation de susciter une réflexion collective des principaux acteurs du Département du Gers pour donner suite à cette 2ème vague de la pandémie Covid19.

Jean-Michel Blay et le point sur la situation départementale

La situation reste stable ( sorte de palier) , avec un taux d’incidence aux alentours de 110/ 100.000. Hormis les 2 clusters de Nogaro et d’Auch le virus circule toujours de façon diffuse. La situation est aujourd’hui inchangée par rapport aux diapositives de ce mercredi, une hospitalisation en moins.

 

Gisèle Biémouret députée du Gers

« Les jeunes de 18 à 25 ans sont les plus en difficulté puisqu’ils sont hors de tout cadre pour percevoir les aides qui seraient nécessaires pour traverser cette période extrêmement difficile. À ce jour je regrette que les initiatives comme celle portée par le département du Gers et mon groupe socialiste à l'Assemblée n’aient pas été mises en place justement avant cette crise parce que ça aurait permis à beaucoup de nos jeunes de pouvoir à travers la traversée peut-être avec beaucoup moins de difficultés. Il semblerait que plus de 50 % des jeunes de 18 à 25 ans sont en dessous du seuil de pauvreté. »

Dans son intervention elle abordera les conséquences du chômage qui augmentent de façon conséquente car on estime à plus de 10% l’augmentation de demande de bénéficiaires du RSA. Elle signalera qu’elle attend avec beaucoup d’espoir le rapport de Marie-George Buffet qui s’exprimait à la même heure à l’Assemblée nationale.

Commission d’enquête « covid-19, enfance et jeunesse »

La commission d’enquête de l'Assemblée nationale "pour mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse" a remis son rapport, adopté à l'unanimité, ce mercredi 16 décembre (non encore publié). La députée communiste Marie-George Buffet, qui en est la rapporteuse, évoque un manque criant de prise en compte de la parole de cette partie de la population dans le contexte des derniers mois. Le rapport évoque en revanche "les effets négatifs du recul de l’activité physique et de res alimentaires », "un sentiment d’insécurité" en raison du risque épidémique,  "des capacités de socialisation altérées", le "discours culpabilisant" à l’endroit d’une jeunesse réputée indemne de la maladie, mais susceptible de la propager à grande échelle, enfin, le risque de dépendance lié à l’usage accru des écrans est également mis en exergue. Le rapport préconise la création d’un "Observatoire national du décrochage scolaire", de "compléter les dispositifs des numéros verts par la mise en place d’applications téléchargeables". La commission d’enquête a par ailleurs été alertée sur "l’augmentation des cyberviolences, notamment via les réseaux sociaux. Si la crise a eu pour effet de creuser les inégalités sociales, les publics jeunes sont particulièrement touchés par ce phénomène. Pour les jeunes, elle souhaite ouvrir le bénéfice du revenu de solidarité active (RSA) aux moins de 25 ans. Marie-George Buffet évoque également "une aide pérenne, matérielle pour tous les étudiants", allant au-delà du système des bourses et qui s'apparenterait à une "garantie de ressource".

Gaëlle Ogel, directrice de la Maison des Solidarités (MDS) de l’Isle Jourdain

"Le premier point à soulever est le nombre de bénéficiaires RSA. Le deuxième point concerne les nouvelles situations. Depuis septembre/octobre 2020,  après l’été, la MDS constate l’arrivée de nouvelles personnes qui ne se présentaient pas auparavant", des personnes qui travaillent en chômage partiel, des personnes qui sont victimes d’une perte d’emploi, des personnes dont le contrat de travail n’est pas renouvelé."

"Dans les secteurs les plus touchés, nous retrouvons le secteur de l’intérim notamment dans le domaine de la restauration, de l’hôtellerie ou de l’aéronautique. Ce deuxième confinement a créé de l’angoisse, aujourd’hui il y a de la lassitude, de la fatigue. Nous allons être en difficulté avec les dispositifs d’aides classiques pour ces personnes nouvelles. Parmi les personnes nouvelles rencontrées par les assistantes sociales, toutes ne sont pas bénéficiaires du RSA. Nous pouvons nous attendre à une crise sanitaire qui va toucher bon nombre de personnes si cela dure trop longtemps."

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