Pêche : toujours autant de passion

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Les pêcheurs du Gers, confinement passé, toujours fidèles à leurs lacs et rivières.

Président depuis cinq ans de la Fédération départementale de Pêche du Gers, René Loubet, épaulé par son équipe, n’a pas chômé depuis ce printemps et cette triste période de confinement. 

Ses âpres discussions avec l’ancienne préfète gersoise, Catherine Séguin, n’ont fait que camper davantage le personnage. « Je me suis accroché avec Madame la préfète, Madame Séguin, parce qu’elle nous interdisait les lacs de pleine campagne, alors qu’on risquait bien moins que de rester en centre ville. En pleine campagne, les pêcheurs ne côtoient que les poissons et les corbeaux… Les gens sont plus en sécurité au bord des lacs que dans les supermarchés. »

Et c’est bien le président des pêcheurs gersois qui a eu gain de cause, avec, et il tient à le souligner, une aide précieuse de ses relations. « Les maires ont joué le jeu en autorisant l’ouverture de certains lacs… Et heureusement que certaines personnes m’ont énormément aidé, notamment à la DDT, en travaillant beaucoup pour obtenir ces ouvertures de lacs communaux. Pour les autres lacs, c’était plus dur. »

Comme dans tous les secteurs, la pêche n’a pas été épargnée par cette auto-incarcération imposée par l’État. Au printemps, la fédération gersoise comptait -27 % de vente de cartes par rapport à la normale. Un énorme manque à gagner dans les caisses. Heureusement, dès le début de l’été, les habitués des eaux douces de notre département, rejoints par les nombreux touristes, en prenant les cartes journalières ou hebdomadaires, ont fait fondre ce retard le ramenant aux chiffres habituels. Mais c’est pour les cartes inter-fédérales que l’on constate surtout les dégâts : on enregistre toujours une baisse de -12 %.

De gros évènements en préparation

Mais il faut le dire, la pêche dans le département se porte toujours bien. Les chiffres ne varient presque pas d’une année sur l’autre : 8000 pêcheurs achètent leur carte ; les femmes représentent environ 2,3 % de ses amoureux de la canne. Et les jeunes répondent aussi présents. Depuis des années, René Loubet anime, chaque mercredi matin, à Mirande, une école de pêche où 30 à 37 gamins viennent s’initier à ce loisir halieutique. « Il m’arrive de revoir des jeunes pêcheurs de 27 ou 28 ans que j’avais à l’école de pêche », se réjouit René qui rappelle que « beaucoup de pêcheurs viennent des départements voisins et sont enchantés des travaux d’aménagement que l’on fait pour l’accessibilité aux bords des lacs ».

Et attention ! Du côté du 755 route de Toulouse, à Auch, siège de la Fédération de pêche du Gers, on prépare en coulisse de grosses surprises. « il y aura quelque chose d’énorme, l’année prochaine, pour la pêche sur le département… Un évènement qui amènerait dans les 600 pêcheurs… » En poussant René Loubet dans ses derniers retranchements, il lâchera du bout des lèvres « Une manche du championnat de France… C’est dans les tuyaux ». Mais il faudra attendre que tous les feux soient au vert, en début d’année prochaine, pour communiquer davantage là-dessus. Et ce n’est pas tout ! « Et quelque chose de plus important encore pour 2022 ou 2023… » rajoute René Loubet qui s’en veut peut-être d’avoir trop parlé. Il lâchera, encore une fois du bout de la langue, les mots « Championnats du Monde ; c’est dans les tuyaux aussi ». Décidément, les tuyaux fonctionnent à plein à la fédération de pêche du Gers. L’hiver s’annonce mouvementé.

Tarifs cartes de pêche à l’année

  • Carte inter-fédérale : 100 euros
  • Gers : 79 euros
  • Enfants de -12 ans : 6 euros
  • 12 à 18 ans : 25 euros
  • Femmes : 33 euros

Dès septembre, possibilité de prendre une carte demi-tarif.

 

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René Loubet (Photo : Fédération Pêche 32)
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Une vue de l'étang du Moura (Photo : Office de Tourisme du Gers)
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Lac de Montréal-du-Gers (Photo : Office de Tourisme du Gers)
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Lac de Pessoulens (Photo : Office de Tourisme du Gers)
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