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"Pétrone", la marque de sous-vêtements masculins d’un Gersois culotté

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Nicolas Hernandez a grandi à Auch. Avec Marion Dubuc, sa compagne, il vient de créer Pétrone, une marque de sous-vêtements masculins et de chaussettes.

« J’avais envie de créer ma propre marque de maroquinerie depuis un moment » avoue Nicolas Hernandez, titulaire d’un master option équipe commerciale et d’un autre spécialisé dans le luxe.

Après ses études, il s’installe à Paris et travaille pour Bexley (une marque de costumes) en tant que responsable d’un espace de vente. « Nous étions situés près des escalators et les gens venaient se renseigner auprès de nous. Une fois sur deux, ils demandaient le rayon des sous-vêtements. Du coup, je suis allé demander au manager du rayon les chiffres des ventes. Ils étaient les mêmes que ceux du rayon costume, alors que l’espace consacré était bien moindre, avec aussi beaucoup moins d’employés ! ».

Nicolas Hernandez décide alors de se lancer dans l’aventure, avec sa compagne, en créant Pétrone : une marque dédiée exclusivement au sous-vêtement masculin. « Pétrone était un écrivain romain, auteur du Satyricon et l’un des favoris de Néron. Il jouait à la cour de ce dernier le rôle d’arbitre du bon goût. C’est ma compagne qui a choisi le nom de notre marque, nous voulions mettre en avant la thématique du bon goût, du luxe. Il n’y a pas vraiment de marque de sous-vêtement pour les hommes, comme il y en a pour les femmes ou alors ils coûtent 40 euros » insiste le jeune auscitain.

« J’ai fait mon mémoire sur les sous-vêtements masculin et féminin ». Le marché de l’homme (sous-vêtements et chaussettes) est encore en retard : il pèse seulement 800 millions d’euros par an en France, soit 3,2% de la consommation mode des hommes, contre 3 milliards d’euros pour la femme  (12,3% de leur consommation mode). Dans les faits, on estime qu’une femme dépense 5 fois plus que l’homme pour cette catégorie de produits

Produire au Portugal, un gage de qualité…

 « Je voulais créer une marque élégante, produite en Europe et à prix abordable » ajoute Nicolas Hernandez. « Nous avons décidé d’établir la production au Portugal, près de Porto, avec une usine qui travaille déjà pour plusieurs marques de luxe. Nous ne sommes pas pour autant fermé à la France, nous sommes d’ailleurs en contact avec une entreprise du Tarn ».

La France a l’avantage d’avoir un service de qualité, mais a un prix très élevé, environ plus de 30% du prix, c’est pour cela que les boxers sont 2 à 3 fois plus cher lorsqu’ils sont fabriqués en France. Le Portugal, lui, a l’habitude de fabriquer des vêtements de luxe. Il est aujourd’hui reconnu comme le pays de la maille, à l’égal de l’Italie. Il possède des usines performantes et capables de travailler des tissus de qualité.

Globalement, ce qui fait la force du Portugal, c’est sa maîtrise de toute la chaîne de production : les matières premières sont produites sur place, ce qui offre plus de choix et une plus grande personnalisation des modèles. Les usines sont équipées des technologies de production les plus perfectionnées. Enfin, elles justifient d’un grand savoir-faire, en pointe dans la personnalisation et l’innovation textile. Par ailleurs, le tissu industriel textile en France est très peu dense, et les usines sont souvent amenées à acheter leurs toiles en Italie ou au Portugal, ce qui réduit les possibilités de personnalisation des produits.

Pétrone sera principalement présent sur Internet « pour limiter au maximum les intermédiaires et donc proposer des produits à prix abordables » annonce Nicolas Hernandez. « Nous ne serons pas vendus dans les grands magasins, ni dans les multimarques ».

Financement participatif et préventes…

Nicolas Hernandez et Marion Dubuc ont lancé une campagne de financement participatif du 19 novembre au 23 décembre. « Cette campagne nous a permis d’acquérir de la visibilité et de pouvoir lancer la production. Nous avons recueilli 1.386 commandes en tout. A la fin de la production, les articles arrivent chez mes parents, dans le Gers. Nous devons ensuite les emballer et les envoyer aux clients. Nous utilisons pour cela des emballages en papiers recyclés ».

« Même si notre production est au Portugal, nous souhaitons garder les fonctions administratives dans le Gers, car je suis très attaché à ce territoire. Si notre entreprise marche, je serai content de créer de l’emploi dans le Gers, auquel je suis toujours très attaché ».

La première collection…

Les boxers seront envoyés fin janvier. Quant aux chaussettes, il faudra être un peu plus patient : « Nous allons bientôt lancer la production, les clients les recevront au mois de mars. C’est moi qui dessine l’ensemble des modèles en m’inspirant de ce qui me plaît. J’ai encore 2 ou 3 collections dans la tête » sourit Nicolas Hernandez. « Mais une fois que je n’aurai plus d’idée et que la marque sera sur les rails, nous embaucherons probablement un designer ». Petit plus non négligeable : Pétrone propose un modèle de vente dégressif. Ainsi, un boxer vendu 25 euros à l’unité, est proposé à 20 euros pour 2 exemplaires achetés et 17,50 euros pour 4.

Pour le moment, Pétrone compte une dizaine de boxers (du XS au XL) et près de 35 paires de chaussettes différentes. Le Boxer Héritage est le fleuron de cette première collection. « J’ai voulu pour cet article un côté rétro et élégant à la fois : les boutons sont en nacre, il a une coupe élégante, style workwear. Il peut être porté pour un moment spécial, un rendez-vous par exemple » suggère le jeune entrepreneur. « Nous pensons aussi créer une marque homewears et à étendre nos articles aux slips, et aux caleçons. Mais pendant les deux prochaines années, nous allons nous concentrer sur les sous-vêtements afin d’ancrer la marque. Nous verrons par la suite ».

Pour acheter ces sous-vêtements, une seule adresse sur internet : petroneparis.fr

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