La chapelle saint jaymes à la une

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A la découverte d'un patrimoine méconnu

C'était l'un des lieux qui ouvrait ses portes ce week end pour les journée du patrimoine. La chapelle Saint Jaymes de Saint Michel qui grâce à une association a retrouvé depuis quelques années des couleurs. Samedi outre la conférence d'Henri Calhiol sur le bâtit à damiers qui se tenait dans l'après midi, un apéro attendait les visiteurs en fin de matinée. Un moment de forte fréquentation puisque de nombreux riverains étaient présents mais aussi des personnes attachées à la commune de Saint Michel qui reste une commune vivante et conviviale. Le soleil aussi de la partie rendait ce moment des plus agréables.

L'église Saint Jaymes et le cimetière attenant est le seul vestige d'une paroisse disparue. D'origine romane doté d'une nef unique et d'un chevet semi circulaire, elle est avec son clocher mur doté de deux arcades campanaires, caractéristique de ces églises de campagne. Sobre dans son aspect comme dans son contenu, elle n'en abrite pas moins une vierge à l'enfant en bois peint du XVI eme siècle classée monument historique. Après d'importants travaux de restauration, l'association Les amis de Saint Jaymes doit entreprendre prochainement des travaux d'assainissement sur son pourtour.

Durant ces deux jours les visiteurs ont pu découvrir à l'intérioeur une exposition concernant ces fameux murs a damiers une spécificité très locale qui ne se retrouve qu'en Astarac sur une quarantaine de communes aux confins du Gers et des Haute Pyrénées.

A travers ses deux exposés Henri Calhiol qui poursuit une étude sur le sujet, en a explicité les trois grandes techniques de construction, le torchis, le pisé et l’adobe qui utilisent les matériaux locaux comme la terre, le bois et/ou la paille. Sur un plan général, le conférencier renvoie à l’importante étude régionale d’Alain Klein. Henri Calhiol a lancé une vaste enquête de terrain pour répertorier les murs en damier utilisant des galets. Les résultats sont importants montrant que la répartition s’étend de Masseube à Lannemezan, sur environ 44 communes. Les bâtiments concernés sont le plus souvent à usages agricoles mais on trouve également quelques habitations, des pigeonniers, des moulins et même une chapelle. La chronologie semble aller du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle. Elle s’explique par la facilité de mise en œuvre utilisable par le milieu rural et son faible coût. L’auteur achève ses commentaires en soulignant qu’il faut informer et alerter pour que ce patrimoine original encore trop méconnu soit conservé. 
 
 

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