Les Chambres d'agriculture tirent la sonnette d'alarme sur les réductions d'irrigation dans le bassin de l'Adour

Les Chambres d’agriculture du bassin de l’Adour alertent sur les conséquences des réductions des volumes d’irrigation décidées par l’État. Une étude socio-économique révèle un impact majeur sur l’agriculture et l’économie locale. Les pertes sont estimées à 135 millions d’euros de chiffre d’affaires chaque année. Près de 1 600 emplois pourraient être menacés.
Certaines exploitations agricoles verraient leurs revenus diminuer jusqu’à 40 %. Les restrictions concernent une exploitation sur trois dans le bassin de l’Adour. Les volumes d’eau autorisés baissent en moyenne de 30 %.
Dans certains secteurs, la réduction atteint même 70 %. Les élus et acteurs économiques ont été réunis le 26 juin pour échanger sur cette situation. Ils dénoncent des conséquences durables pour les filières agricoles. Les coopératives et les entreprises agroalimentaires seraient également touchées.
L’emploi rural et l’attractivité des territoires sont jugés menacés. Les Chambres rappellent que l’irrigation est indispensable aux cultures à forte valeur ajoutée. Elle constitue aussi un outil essentiel face au changement climatique. Pour répondre à ces défis, elles proposent de développer le stockage de l’eau. L’objectif est de prélever seulement 3 à 4 millimètres des pluies hivernales. Cette ressource serait stockée durant les périodes excédentaires. Les responsables estiment que cette solution préserverait les milieux naturels. Elle permettrait également de sécuriser les besoins de l’agriculture.
Les Chambres appellent à une stratégie globale de gestion de l’eau. Cette stratégie doit prendre en compte tous les usages de la ressource. Le stockage est présenté comme un levier de résilience face à la transition climatique. Il contribuerait aussi à la souveraineté alimentaire et au maintien de l’emploi.
Les représentants agricoles demandent aux pouvoirs publics d’agir rapidement. Selon eux, l’avenir économique et social du bassin de l’Adour dépend d’une gestion durable de l’eau.

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