Les jeunes collégiens vicois sur le site de Cauderon : un arbre semé c’est un futur préservé !

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« Aujourd’hui, vous allez contribuer à l’enrichissement de votre territoire simplement grâce à vos semis.

Vous êtes sur une terre qui a 6400 kms de rayon. Vous faites partie du sol. Vous êtes des produits du sol.

Ce sol il n’a qu’une épaisseur de quelques mètres et sans ces quelques mètres, il n’y aurait pas de vie sur la terre. Cette vie, elle est assurée par les arbres. »

C’est en ces termes que Jérôme Joubert, professeur de SVT au collège Gabriel Séailles, initiateur du projet de la journée de vendredi, s’adresse aux élèves de 4ème présents sur le site de Cauderon pour planter des graines le long d’une spirale d’1 km 200 préalablement tracée par le professeur et Jean-Claude Bourguignon, vice-président chargé de la transition écologique à la communauté de communes.

Tout au long de la journée, toutes les classes se succèderont pour apporter non pas leur pierre mais leur graine au projet collectif porté par le collège et accompagné par la communauté de communes d’Artagnan en Fezensac.

Jérôme Joubert nous parle de ce projet :

« Notre action s’inscrit dans le cadre du projet 7000 arbres pour 2050 financé par le Conseil Départemental.

Dans le cadre de la journée solidaire du collège, on a créé une spirale solidaire pour les générations futures.

L’idée est de restaurer une friche agricole et par ce biais de donner envie aux élèves de poursuivre l’action chez eux, que cela devienne un réflexe de semer, de planter, de respecter les arbres qui poussent et laisser la biodiversité s’exprimer pour le bien-être de tous dans notre territoire.

Les 267 élèves du collège  participent au projet. Chacun va semer sur 5 m² dans la zone délimitée par une couleur correspondant à son niveau.

Les graines ont été récoltées par les professeurs, les élèves et moi-même ; ce sont essentiellement des graines locales, noyer, cornouiller, arbustes de haie, chêne vert, plantes résistantes à la sécheresse, comme la coronille qui fleurit assez rapidement et va permettre de marquer au sol cette spirale, des fruitiers, pruniers, pêchers, arbres un peu plus rares comme le cormier, l’alizier que l’on trouve dans nos bois mais qui ont été un peu oubliés.

La spirale a été tracée et préparée avec l’aide de M.Bourguignon. Le lieu se situe en hauteur de la partie réservée aux festivaliers.

Ce projet aura une suite. Le site a en effet été intégré dans un projet avec l’Office français de la biodiversité. L’idée est de le faire vivre pour que les enfants s’approprient cette gestion de l’environnement, de leur territoire, cette idée de biodiversité, comment la protéger, la réguler...

Nous travaillerons en lien avec le Museum d’histoire naturelle de Toulouse.

Ce sont plutôt les élèves de 6ème qui vont entretenir le lieu et contribuer à son aménagement.

La prochaine phase aura lieu en décembre janvier : avec Arbre et Paysage 32, nous allons planter des arbres financés par le conseil départemental.

Le but est vraiment de susciter des vocations, de donner l’envie aux enfants de poursuivre l’action.

C’est un site qu’ils pourront voir évoluer au quotidien, où ils amèneront peut-être leurs enfants et même leurs petits-enfants! »

Pendant que Jérôme Joubert explique aux élèves le protocole du semis, Annie Pavan, responsable des animations pédagogiques au sein d’Arbre et Paysage 32, gère un autre groupe.

« Je suis là pour accompagner cette journée de semis de graines d’arbres d’espèces locales car ce n’est pas une plantation, c’est bien du semis.

J’apporte un appui technique mais mon rôle est surtout de sensibiliser les élèves à l’importance de la végétalisation, de replacer l’arbre dans le système et de montrer tous ses rôles.

Leur action va permettre à la végétation naturelle de s’installer.

Dans la mesure où il y aura un support, les animaux viendront et la végétation locale s’installera.

J’ ai proposé pour essayer d’améliorer le sol et d’augmenter les chances de réussite de recouvrir les sillons de branches sèches toujours dans cette alternative à la plantation. La pose de branchage qui sera un support pour la petite faune et un abri va permettre l’arrivée de graines par la faune et le vent.

C’est un projet concret de nature à donner l’envie aux gens de s’investir un peu plus pour l’environnement."

Solène et Juliette, élèves de 4ème sont ravies de cette journée.

« C’est bien car on prend l’air !

Et on apprend beaucoup de choses sur les plantes, sur l’environnement.

Cela nous donne envie de faire des plantations chez nous ! »

Barbara Neto, maire de Vic-Fezensac est venue assister à cette deuxième phase de l’aménagement de l’espace sur le parc de Cauderon.

Il y a quelques mois, une haie avait été plantée avec les élus.

«  Nous sommes aujourd’hui dans la phase pédagogique.

En décembre et en janvier, les collégiens planteront 115 arbres, une trentaine développés les autres sont des plants.

On va venir progressivement aménager ce lieu qui accueillera à la fois la population pendant toute l’année et les festivaliers au moment des festivités vicoises. L’idée est de faire de ce lieu un parc rural à proximité de la ville.

On est ravi de l’accompagnement financier du conseil départemental par le biais de l’achat des arbres et des plants qui permet la réalisation de ce projet. »

Etait présente également sur les lieux Mme Laffitte du CAUE Conseil d’architecture urbanisme et environnement.

Le CAUE apporte un accompagnement technique aux communes dans le Gers.

Mme Laffitte était présente pour conseiller sur la façon de planter les arbres de manière à ce que ce soit assez naturel sans négliger le côté pratique par exemple en ce qui concerne l’entretien.

Jean-Claude Bourguignon, vice-président chargé de la transition écologique à la communauté de communes, se dit ravi d’avoir pu saisir l’opportunité du projet départemental qui, couplé au dynamisme du collège, a permis la réalisation de ce projet.

"Nous avons déjà évoqué en commission à la communauté de communes l’aménagement de ce lieu : nous avons prévu de mettre des arbres le long de la pénétrante puis de faire des îlots avec des banc, des tables de pique-nique.

Ce lieu que nous appellerons peut-être le parc rural de Cauderon, nous souhaitons que les élèves en parlent aux parents et que tout le monde se l’approprie, le défende et le protège. »

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