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En ce moment, vous ne pouvez pas passer à côté

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.. sauf si vous habitez avenue d'Alsace, à Auch, ou Rue Gambetta, à Condom

Mais si, comme notre photographe ou la rédactrice de cet article, vous habitez en pleine campagne, c'est une toute autre histoire.

En effet, elle revient nous voir tous les ans à partir du mois d'avril.

Régulièrement,  je la découvre sur le chemin qui me ramène chez moi... Un chemin blanc, comme on dit par ici... Elle marche tranquille devant la voiture, tant qu'on reste sagement derrière elle et, si on accélère légèrement, elle finit par s'envoler vers les champs d'un côté ou de l'autre... pour revenir, un moment après se poser, à nouveau sur le chemin. 

Mais notre photographe lui l'a saisie en pleine nature et en couple.

Attention, un couple comme on en voit partout... Visiblement, la dame - ce sont toujours les dames qui ont des reproches à faire - houspille son conjoint qui essaie de faire profil bas.

La discussion se prolonge, sous les yeux d'un troisième compère qui fait comme si de rien n'était : "Moi , ne rien savoir...  pas concerné". Enfin, l'éternel refrain de celui qui ne veut pas s'impliquer dans une galère éventuelle. D'abord qui est-il ? Par rapport aux deux autres, l'histoire ne vous le dira pas.... car je n'en sais rien.

Bon, chacun a donc reconnu notre vedette du jour : la Huppe fasciée (Upupa epops), un très bel oiseau coloré, de la famille des upupidés, qui visite la France, d’avril à septembre, pour repartir hiverner en Afrique.

Comme son nom l’indique bien, la Huppe fasciée est reconnaissable facilement grâce à sa huppe unique dressée comme un éventail sur sa tête, composée de plumes rousses et noires ; elle peut la déployer ou non.

Elle possède également un bec caractéristique, long de 5 à 6 cm, légèrement recourbé. Son corps est recouvert de couleurs variées, du jaune à l’orangé. Son vol ressemble davantage à celui d’un papillon qu’à celui d’un oiseau. Il est puissant, ondulant, avec des battements d’ailes lents.

La Huppe fasciée arpente les pelouses des parcs et des jardins pour y trouver des larves, des vers et des insectes dont elle se nourrit. Elle rend donc un grand service au jardinier en débarrassant son potager et ses plantations des insectes et de leurs larves.

Elle est aussi capable de capturer les chenilles processionnaires, véritables fléaux dans un jardin. Il faut espérer qu'elles sont en nombre dans les bois de La Romieu en ce moment ...ou dans les environs de Marsolan !

Photos Marc Le Saux

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