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Cinéma de l'Astarac

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Le programme de la semaine

Mercredi 7 novembre, à 20 h 30, un film sur cette période délicate qu’est l’adolescence, «GIRL » surtout lorsqu’on est une fille née dans un corps de garçon et qu’on rêve de devenir ballerine.
Œuvre sensible autour de la question du genre, c'est également un beau film sur la danse, cet art où la question de l'identité entre filles et garçons recèle une part certaine d'ambiguïté.
« Girl » met brillamment en lumière les préoccupations majeures des adolescents : l’identité sexuelle, l’identité tout court, la passion, la relation complexe au corps. Le film, tout public, n’est pas particulièrement destiné à une niche LGBT, bien au contraire. Fine, émouvante, intelligente, cette pépite a été récompensée à Cannes par la Caméra d’Or et le premier Prix d’interprétation « non genré » de l’histoire du festival saluant la magnifique incarnation de Lara par le jeune danseur-comédien Victor Polster.
 
 
Jeudi 8 novembre, à 20 h 30, le documentaire français de Vincent Marie « LA OU POUSSENT LES COQUELICOTS » s’invite dans les ateliers de dix dessinateurs de bande dessinée qui ont choisi la Grande Guerre comme sujet récurrent dont Jacques Tardi ou Joe Sacco. 
Premier film pour ce mois du film documentaire, un film français de 52 minutes dans lequel on entend les confidences de Jacques Tardi, Henrik Rehr, Kris & Maël, David Vandermeulen, Joe Sacco, Charlie Adlard, Robbie Morrison et Delphine Priet-Mahéo
D’où viennent les images de la Première Guerre mondiale qui hantent notre imaginaire ? Voir la Première Guerre mondiale, ne plus se contenter de la raconter, mais la montrer et l’incarner : voilà ce que propose aujourd’hui la bande dessinée. En interrogeant l’archive et l’histoire, les auteurs de bande dessinée présents dans ce film dialoguent avec la profondeur du temps. Ils ressuscitent la Première Guerre mondiale dans notre imaginaire : leurs dessins sont plus que des traits. Ces artistes majeurs ont fait de la Première Guerre mondiale le sujet principal de leur récit graphique. En leur compagnie, nous chercherons à esquisser la mémoire fragmentée d’une chronique dessinée de 14-18.
Le film « LA OU POUSSENT LES COQUELICOTS » conclura une journée d'animations à la médiathèque autour des images de guerre, une exposition et une rencontre-dédicaces avec Guillaume Bouzard, dessinateur de Bd. Séance gratuite.
 
 
Vendredi 9 novembre, à 20 h 30, le nouveau film de Lars Von Trier « THE HOUSE THAT JACK BUILT » suit un tueur en série mégalomane qui s’efforce d’assassiner gaiement, tout en bâtissant la maison de ses rêves. Interdit -16 ans 
« Lars von Trier fait des films pour la meilleure des raisons, faire ceux qui n’ont jamais été réalisés, ou, comme il l’expliquait récemment dans un entretien aux Cahiers du cinéma, «remplir les trous» laissés vacants par le cinéma depuis son invention il y a cent vingt-sept ans. Le Danois n’a jamais cessé de douter que ce soit encore possible. The House That Jack Built, qui est son deuxième long métrage à s’intéresser au sujet des tueurs en série après son tout premier (Element of Crime, en 1984), semble se placer consciemment dans le sillon de Schizophrenia de Gerald Kargl (1983), film de traque meurtrière en vue subjective réputer pour sa noirceur autant que sa mise en scène littéralement extraordinaire.  « The House that Jack Built » est une provocation réfléchie, par laquelle le réalisateur s’interroge sur son propre cinéma, sur l’art en général, sur lui-même et le monde. Avec cet autoportrait de l’artiste en psychopathe, Lars von Trier s’expose délibérément aux foudres de ses détracteurs. Voici, Jack, un criminel qui cherche à accomplir ses crimes comme des œuvres d’art, s’améliorant, s’efforçant d’en renouveler la mise en scène… »
Le film devait à l'origine être une mini-série de huit épisodes.
Il a été présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2018.
 
 
Samedi 10 novembre, à 20 h 30, Bienvenue chez les Bohringer/Rebbot « L’AMOUR FLOU » 
« En filmant leur « vraie » séparation, Romane Bohringer et Philippe Rebbot signent une grande fiction d’amour. Ils ont pris tout ce qu’ils avaient sous la main (leurs potes connus –Reda Kateb - ou pas, leur chien, leurs enfants, leurs parents - dont Richard -, leurs maisons et même la vraie Clémentine Autain) pour ficeler, à bas coût, la plus attachante anti-comédie romantique de l’automne. Mais Romane Bohringer et Philippe Rebbot, véritable couple à la vie, ont surtout pris leurs sentiments réels pour construire le récit bien fagoté de la déliquescence de leur amour. Le pari de l’autofiction cinématographique à la française était casse-gueule, et ils s’en sortent bien. C’est que leur histoire est à la fois banale (dix ans de vie commune, deux beaux enfants et l’inéluctable désamour qui finit par pointer) et singulière (pour ne pas aller trop dans le mur, ils décident de le casser, le mur, et de vivre dans deux appartements séparés mais reliés par la chambre de leurs enfants). Les deux acteurs sont surtout terriblement touchants, débarrassés de tout égo, plongés jusqu’au cou dans leur lutte pour se quitter dignement. La forme de leur Amour flou est d’ailleurs à leur image : foutraque, imparfaite, sorte d’hybridation charmante entre les larmes et les rires, la mauvaise foi et une sincérité rare, le documentaire à même leurs souvenirs de vacances filmés à l’Iphone et la fiction pure. C’est elle qui finit par emporter le spectateur, qui oublie que ce sont deux véridiques anciens amants qu’ils ont sous les yeux et se laisse emporter par cette romance si honnêtement vécue qu’elle en devient universelle, condensant en elle seule toutes nos amours passées. » Première

Mardi 13 novembre, à 18 h, un dessin animé cinglé et burlesque, « YETI ET COMPAGNIE » en forme de comédie musicale rafraîchissante.
Réalisé par Karey Kirkpatrick, qui a reçu l’Annie Award de la réalisation pour «Nos voisins, les hommes » et a été nommé pour le même prix dans la catégorie script pour «Chicken Run » et «James et la Pêche géante ». Le film est produit par Glenn Ficarra et John Requa (le duo derrière Crazy, Stupid, Love) et se concentre sur un jeune Yeti dont le monde tourne autour d’une mythologie à laquelle il croit dur comme fer. Son but : succéder à son père et devenir le prochain « sonneur de gong» afin d’avoir la charge de réveiller tout le village. Un accident va le mettre nez à nez avec un «Small foot», surnom donné aux humains que les Yétis considèrent comme des créatures imaginaires. Personne au village ne veut croire à sa rencontre et le voilà banni. Le film est un divertissement très agréable pour les enfants sur les croyances, rythmé par de très sympathiques numéros chantés. Les adultes y trouveront, quant à eux, matière à réflexion sur les mythes. La séquence de la déconstruction de la légende sur laquelle repose la civilisation yéti est à ce titre très émouvante tant dans le récit que graphiquement. Remettre en question ses connaissances, savoir pourquoi certaines règles sont mises en place sont autant d’axes que nous offre ce film d’animation très réussi. » Première

Mardi 13 novembre, à 20 h 30, Fabrice Luchini, roi de la rhétorique et amoureux des mots, bafouille dans « UN HOMME PRESSÉ » un  film qui interpelle sur les dangers du stress au travail.
Un matin de mai 2008, le puissant patron de Peugeot Citroën, Christian Streiff, est terrassé par un AVC dans son bureau. Le corps est intact, mais une partie de sa mémoire s’en est allée. Il en sort un livre (« J’étais un homme pressé »),  qui est le récit de son combat pendant trois ans pour se libérer de son handicap, et une terrible confrontation avec lui-même.
Du livre vient le film réalisé par Hervé Mimran ( coréalisateur de "Tout ce qui brille") .
Fabrice Luchini  y prouve une nouvelle fois l’étendue de son talent en déclamant des phrases incompréhensibles avec un aplomb qui fait mouche. Face à lui, Leïla Bekhti, dans la peau de l’orthophoniste pleine d’empathie, apporte fraîcheur et légèreté à ce récit. C’est un bonheur d’aller, en compagnie d’Alain, sans se presser, sur les chemins retrouvés, d’être soi-même et de goûter au bonheur de vivre.



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