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" Nuit debout", un moment partagé entre un de nos correspondant et un manifestant

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Depuis maintenant quelques jours, le mouvement citoyen "Nuit debout" occupe une place importante dans l’actualité. Suite à un enchainement de manifestations visant la loi travail, la mise au grand jour du scandale des « Panama papers », une volonté collective d’occupation de l’espace publique émerge.

Mais que représente ce mouvement ? Que prône-t-il ?

En fait historique, lorsque internet n’existait pas, les places publiques étaient des lieux d’échange, de discussions, et aussi d’informations. Et ça depuis bien longtemps. En somme, Nuit debout n’invente rien, mais elle a l’audace de puiser dans les richesses du passé pour proposer de se rencontrer.

Le Journal du Gers a pu rencontrer à Toulouse, dimanche soir, Loïc, un citoyen en mouvement qui nous en apprend un peu plus…

Comment définis-tu ce mouvement ?

« C’est à la fois très simple et très complexe. C’est un mouvement citoyen qui se veut le plus horizontal possible, sans partie derrière pour organiser. C’est quelques personnes qui ont souhaité s’inspirer de ce qui s’est fait à l’international et à Paris. Initialement, pour proposer un espace d’échange et de parole à la population. Et après, à la population de s’en saisir comme elle le souhaite, et d’échanger sur le sujet qu’elle désir. »

Quelles sont les principales revendications ?

« C’est ça qui est formidable, c’est un mouvement qui n’a pas de revendications-telles quelles. L’idée c’est réellement l’échange. C’est-à-dire que on part du principe que, je remarque, le monde politique et la manière dont la politique est gérée ne nous convient pas. On part du principe qu’être négatif, ça sert à rien ! Donc rencontrons-nous, échangeons tous ensemble et voyons s’il n’y a pas des idées, des propositions qui peuvent en sortir tout simplement. »

Depuis quand occupez-vous la place du Capitole ?

Ça a commencé lundi après la manifestation, loi travail, au théâtre Garonne. Puis ça a démarré mardi place du Capitole. On a été surpris du monde, du coup ça nous a encouragé à continuer. A la base je connais pas ce système là… Je m’étais intéressé au mouvement, mais pas plus que ça… »

Quelles sont les actions que vous réalisez ?

« On a une commission d’action qui existe, plus en lien avec la manif contre la loi travail. Mais le mouvement en t’en que tel ne fait pas d’action. C’est à dire que ce que l’on peut voir là, cet espace de parole, c’est déjà une action. Après il y a un lien avec qui se fait ailleurs, par exemple pour les intermittents du spectacle qui samedi ont occupé le théâtre de Garonne. »

Comment vous organisez le mouvement ?

« Au début, très simplement. Il y’a eu quelques personnes, je ne sais pas qui, qui ont lancé le mot d’ordre « Nuit debout occupons le capitole ». Chacun est venu de son côté, et certains sont restés pour s’impliquer à leur manière. On met des commissions en place au fur et à mesure que l’on identifie les besoins, un gros travail de communication interne. Il y’a des commissions, communication, animation de l’assemblée, une logistique, et juridique, qui cherche du monde… Ce n’est déjà pas mal… il y a une idée de structure mais sans volonté qu’il y ai de réelle structuration, il faut que ça tourne ». 

Signé : Louw Dorian

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