Au bas du village de Moncassin , au croisement dit des « Quatre- Routes » une stèle très bien entretenue rappelle le sacrifice de quatre jeunes maquisards du Corps Franc Pommiès auxquels il faut ajouter une cinquième victime collatérale raflée en cette triste journée du 8 juin 1944, soit deux jours après le Débarquement en Normandie . Aussi comme tous les ans , une cérémonie a rassemblé la population du village autour de J-Claude Verdier le maire et Jean Moncassin, ardent représentant de l’association des anciens combattants du corps Franc Pommiès sur les traces de son papa André, récemment disparu et qui, jusqu’à ses derniers jours a tenu à honorer la mémoire de ses camarades de combat . Présence de quatre porte-drapeaux dont un du Magnoac, de Francis Dupouey Conseiller départemental, d’un représentant de la gendarmerie du secteur et du SDIS, d’Olivier Dupont de l’ONAC du Gers, le sous-préfet de Mirande et les parlementaires étant excusés . Jean Moncassin a d’abord rappelé le déroulé de cette tragédie tout en insistant plus que jamais sur la nécessité de ce devoir de mémoire avant le dépôt d’une gerbe du Corps Franc Pommiès et une autre de la municipalité de Moncassin. Chant des Partisans, sonnerie aux morts, couplet de la Marseillaise, appel des victimes et minute de silence ont été les points forts de cette cérémonie.
Fidèle comme tous les ans à cette cérémonie, Albert Lagleize avait 10 ans en 1944 et habitait au château de Lapalu , lieu de campement des maquisards. En gardant les vaches, il entendit les coups de feu, les cris , voyant même son père et son frère mis en joue par les allemands
Aussi avant de rejoindre la mairie de Moncassin pour échanger autour du pot de l’amitié , tout le monde avait en tête que la liberté n’est jamais définitivement acquise et qu’elle exige vigilance, engagement et fidélité aux valeurs de la République
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