Société Archéologique du Gers, réunion du 6 août 2025

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• Communications :

Christophe Baysse, Sylvain Salières (Escorneboeuf-Gers, 1865-Pittsburg-USA 1920), un sculpteur gersois de la Belle Epoque.

Né à Escorneboeuf près de Gimont, orphelin très jeune, le jeune Salières est remarqué par l’inspecteur des enfants assistés qui l’envoie chez les Frères des Ecoles chrétiennes. Des bourses de la ville d’Auch et du Conseil général lui permettent d’entrer aux Beaux-Arts de Toulouse. En 1888, il part pour Paris où il devient l’élève d’Alexandre Falguière et de Laurent Marquestre, deux illustres sculpteurs toulousains qui exercent dans la capitale. Dans les années qui suivent, il obtient différentes récompenses. En 1895, c’est la consécration, il obtient un « Second » prix de Rome avec le haut-relief David vainqueur de Goliath. Plusieurs œuvres sont remarquées lors de plusieurs expositions mais il semble avoir du mal à « percer ». Le 6 février 1903, il embarque pour un séjour de huit mois en Amérique. Puis en octobre 1904, il émigre aux Etats-Unis et s’installe à New-York. Il obtient quelques commandes notamment pour la décoration de la grande gare ferroviaire de New-York, le Grand Central Terminal et surtout le monumental mausolée du Commodore John Paul Jones. (1747-1792), héros de la guerre d’indépendance américaine, sculpté dans un bloc de marbre des Pyrénées de 21 tonnes. Il part au Canada réaliser à Vancouver une grande Femme jouant du luth en marbre de Carrare. En juin 1916, il déménage à Pittsburgh en Pennsylvanie, pour y diriger le département de sculpture à l’Institut Carnegie de Technologie. Tous ses projets semblent ne pas tous avoir été réalisés. Il n’aime pas son nouveau pays et écrit beaucoup à sa famille gasconne et à ses amis. En février 1921, encore jeune, il meurt d’une pneumonie. L’Ecole organise une imposante cérémonie funèbre, et monte une belle exposition de ses œuvres qui sont ensuite vendues aux enchères.

Les lettres, photos, esquisses et médailles sont expédiées à une famille Rouzès de Touget. L’auteur remercie les descendants pour le prêt de cette documentation.

Aymeric Guillot, Histoire des écoles de Valence-sur-Baïse au XIXe siècle.

Lors des 750 ans de la bastide de Valence-sur-Baïse, une exposition de photos de classe du village a été organisée par la municipalité. En marge de cet évènement, l’association culturelle locale (le club des Motivés) a mené des recherches sur l’histoire des écoles, et les Archives départementales ont révélé un dossier (2 O 459 10) riche d’informations.

S’il y a encore 2 écoles à Valence-sur-Baïse (maternelle et élémentaire), peu se souviennent qu’il y a eu en tout 7 structures qui ont abouti à l’école actuelle. On retrouve les mentions de plusieurs « régents des écoles » pendant l’Ancien Régime, mais aucun bâtiment n’est dédié à la scolarité à Valence jusqu’à la loi Guizot de 1833. La même année, la construction d’une maison d’école commence.

La commune est moins réactive lorsque la loi Falloux (1850) impose à son tour une école de filles. En effet, il existe déjà à Valence une telle institution depuis 1841 : l’école du couvent. Ce sont les lois Jules Ferry de 1881-82, prônant la laïcité, qui enclencheront le processus d’acquisition d’un terrain pour construire en 1895 un bâtiment toujours voué à l’éducation 130 ans plus tard, complété par une nouvelle école de garçons en 1928 (la maison d’école, insalubre, est alors détruite).

Au village d’Ampeils, le même scénario s’opère, avec la transformation d’une demeure en maison d’école en 1839, quelques mois avant le rattachement à la commune de Valence. Le désormais hameau crée en 1885 une école mixte qui perdure jusqu’en 1963.

A l'issue de la séance, J. Lapart et G. Courtès ont fait les in memoriam pour Jean-Pierre Suau et Arlette Salat.

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