Jean-Marie Boussat a définitivement quitté l'arène

Disparition d'un vrai aficionado

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Avec la disparition de Jean-Marie Boussat, c’est un authentique Seissanais qui vient de s’éteindre même s’il n’était arrivé qu’à l’âge de 4 ans , y suivant sa scolarité primaire avant de continuer sur Auch puis Toulouse , ses études de droit l’amenant ensuite normalement   à reprendre l’étude notariale familiale, après un bref passage dans les Landes.  Personne discrète,  il appréciait le contact avec le public que lui conférait son métier.  Ses passions  qu’il partageait  avec Marie-Christine son épouse , ses deux enfants, c’était l’Espagne,  autant les petits villages authentiques que les grandes villes , c’était aussi le jazz  dont il possédait une collection impressionnante des disques des grands noms  mais l’une d’elle semblait surpasser toutes les autres : son attachement à la corrida ! Jean-Marie était un aficionado, un vrai, rien à voir avec ceux qui assistent occasionnellement aux corridas sans en connaître vraiment les règles, incapables d’apprécier réellement à sa juste mesure  le duel entre l’animal et l’homme. Il connaissait  parfaitement le psychisme du taureau et comment le toréro pouvait en venir à bout dans les règles de cet art qu’est la tauromachie , tout en comprenant qu’elle puisse avoir ses détracteurs . D’ailleurs il n’en faisait jamais le prosélytisme , laissant à chacun le choix de ses convictions. C’est donc en vrai connaisseur qu’il fréquentait toutes les grandes plazzas de toros de France et d’Espagne mais aussi celles des petits villages espagnols qui le séduisaient  tout autant

 A la fin de la cérémonie religieuse dans l’église de l’Assomption ,  Maie-Aude sa fille a rappelé avec son frère Jean-Baptiste , ce qu’avait été ,leur enfance auprès de ce père attentionné , puis ce fût le tour de son grand  ami Georges Marcillac depuis la fac, du président du club taurin vicois André Cabanne,  et enfin de François Rivière le  maire de Seissan , chacun d’eux insistant  surtout sur son passé taurin  qui en a fait  l’un des pères fondateurs de l’aficion qui a maintenant gagné Seissan. D’ailleurs,  c’est grâce à Jean-Marie Boussat que les arènes de Seissan sont dotées des portes et des burladeros des arènes du Soleil d’Or de Toulouse qu’il avait rachetés aux enchères lors de leur démolition.   

Comme il l’avait souhaité, sans doute  c’est  sur des airs de paseo que son cercueil est entré et ressorti de l’église dans un grand recueillement  

 Que toutes les marques de sympathie soient un réconfort pour son épouse, ses enfants  et toutes les personnes éprouvées par sa disparition.

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