Plonger dans les cartons de Rémi Trotereau, c’est entrer dans un laboratoire secret. L'artiste nous a offert ce privilège rare : la permission de piocher dans ses inédits.
Odeur d'encre et de papier, ses "brouillons" s'avèrent être une mine d'or. Libéré de toute contrainte, le trait se fait sauvage : des corps en torsion et des silhouettes s'entrechoquent dans une urgence créative absolue.
Ici, le dessin n'est pas une illustration, c'est un cri, une lutte entre la matière et le vide. « Allez-y, fouillez », nous a-t-il dit, nous invitant à dévoiler ses pépites cachées , de l'abstrait â ces êtres écorchés mais debout, préférant la vérité à la joliesse académique. Entre ratures, repentirs et taches de café ou de thé, on découvre l'artiste sans filtre face à la page blanche. Par cette transgression , inèdites , ces œuvres sortent de l’ombre pour bousculer notre regard, voyage secret au cœur du chaos.
Retrouvez l'exposition de cet artiste, au clos de arts, jusqu'au 14 juillet.
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