Charpentiers cordistes, ils défient la météo

A moins trois degrés, le travail avance toujours

Ils restent  des heures là-haut
Ils restent des heures là-haut

 Mardi 6 janvier. Il est 10h , au ras du sol, il fait -5degrès et là-haut sur le clocher, ça doit être pire. Pourtant, on distingue  au bout de la flèche deux masses sombres, solidement harnachées , deux drôles « d’écureuils », immobiles ,  plaqués contre la paroi…Dans cette atmosphère glaciale,  personne  à l’extérieur, c’est  le désert. Les badauds habituels ont plié boutique

 Le silence est rompu par des coups répétés, en synchronisation parfaite,  sans la moindre pause, des coups de marteau comme le ferait un jacquemart  complètement perturbé par le froid , jusqu’à oublier de compter ses coups et donc de s’arrêter après avoir marqué les heures ..

 En fait , c’est un duo de charpentiers, cordistes confirmés, habitués à faire fi des conditions climatiques que  chacun trouve pourtant des plus incompatibles avec un travail à l’extérieur.  Et pas question de redescendre régulièrement pour venir se réchauffer quelques instants comme cela est  préconisé  pour les travailleurs dans le grand froid.   Descente comme ascension, mise en place des dispositifs de sécurité prendraient trop de temps.  Ils ont un objectif, terminer de poser au plus vite  les dernières ardoises et débarrasser le  clocher de l’église Sainte Catherine  de ses échafaudages disgracieux.. En les voyant ainsi effectuer un  tel  travail,   déjà difficile et périlleux par beau temps, on ne peut qu’être admiratif , Ce n’est  certainement pas par hasard que l’entreprise porte le nom d’Acro’Bat  car pour effectuer de telles tâches , il faut vraiment être … acrobate

Et quand on apprend que le duo est composé d’un homme et…..d’une dame ,   certes sportive inutile de le préciser, on peut en conclure qu’ils ont résolu depuis longtemps l’idéologie de la … parité !     

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