À 44 ans, le carrossier vicois Jérôme Tessanier vient de décrocher un deuxième titre de champion de France d’autocross. Une victoire construite sur la régularité, la vitesse et un esprit d’équipe sans faille.

Une saison maîtrisée du début à la fin
La saison d’autocross s’est déroulée sur neuf épreuves, de Pâques à mi-octobre, aux quatre coins de la France : de la Bretagne à l’Alsace.
Dès les premières manches, Jérôme Tessanier s’est montré rapide et incisif. Au volant de sa Skoda Fabia équipée d’un moteur Honda et d’une boîte séquentielle, développant 285 chevaux pour seulement 800 kilos, le Gersois s’est emparé des premières places du classement et ne les a presque jamais quittées.
« J’ai été fort et rapide d’entrée de jeu », confie-t-il. Une avance acquise tôt dans la saison, qui lui a permis d’aborder la dernière épreuve, les 6 et 7 octobre à Mazan, avec sérénité. « Il a fallu gérer la pression et rester régulier jusqu’au bout. »

Une équipe au cœur de la réussite
Derrière chaque champion se cache une équipe soudée. Celle de Jérôme réunit entre 15 et 20 personnes, toutes essentielles : préparateur moteur, spécialiste des trains roulants, technicien de la boîte de vitesses mais aussi toute l'équipe en charge de l'intendance dont sa compagne.
« Chacun apporte sa compétence. Sans eux, je ne pourrais pas être performant. Je leur dois beaucoup, ainsi qu’à tous les partenaires qui me soutiennent », insiste le champion.

Une passion née dans l’enfance
Le goût de la compétition, Jérôme l’a attrapé tout jeune. « Mon père, lui-même pilote, m'amenait voir les courses, c’est là que tout a commencé », se souvient-il.
À 15 ans, il monte sa première voiture avec son père et des copains – une bande de fidèles toujours à ses côtés aujourd’hui. À 16 ans, il décroche sa première victoire, marquant le début d’une belle aventure.
Déjà vice-champion de France en 2019 et chamion en 2021, il remporte une deuxième victoire nationale.

Un sport exigeant et méconnu
Chaque week-end de course s’étale sur trois jours : essais chronométrés, trois manches qualificatives, demi-finales et finale. Plus de 220 pilotes participent à chaque meeting, répartis en neuf catégories. Dans celle de Jérôme, ils sont 24 au départ pour seulement 15 places en finale.
L’autocross reste pourtant un sport discret dans le Gers. « Dans notre région, il y a peu de circuits et peu de public », regrette le pilote.

Une préparation rigoureuse
Pour rester au plus haut niveau, Jérôme Tessanier s’impose un entraînement physique régulier – notamment en VTT – et travaille sa concentration. « Sur une saison complète, la régularité et le mental font la différence », explique-t-il.

Les honneurs à venir
Le pilote gersois sera célébré lors de la remise des prix de l’OFAC (Organisation Française d’Autocross et de Sprintcar) le 6 décembre, puis à celle de la FFSA (Fédération Française du Sport Automobile) le 18 décembre à Paris.
Deux belles occasions de saluer une saison exemplaire.
« Ce titre, c’est le fruit d’un vrai travail d’équipe, d’une passion partagée et de beaucoup de persévérance », conclut le champion.

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