Vespérales : la cathédrale Saint-Pierre inondée par l’émotion pour le dernier concert !

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Sonia Sempere (soprano) et Emmanuel Pélaprat (orgue) se sont produits pour rendre hommage au regretté Maître Moulette qui a été un des fondateurs des Amis de l’Orgue de Condom.

Pour ce dernier concert des vespérales 2025, les artistes ont présenté de la belle musique avec des œuvres de l’époque baroque au XXIe siècle. Les objectifs étant d’honorer la mémoire de « Pomi » et de régaler le nombreux public.

La Marche funèbre de Mozart a retenti avec une alternance entre le majestueux et l’intime. Le Laudate Dominum, extrait des Vêpres d’un confesseur a enchaîné, toujours avec cette qualité d’exécution propre au duo. Les craintes de Cléopatre sont arrivées avec Piangero de Haendel. La soprano a produit de belles mélodies pendant que l’orgue soutenait son chant avec délicatesse. Pour le Quia respexit extrait du Magnificat BWV 243 de Bach, Sonia Sempere a bien développé son joli timbre de voix. Les magnifiques et ardus Prélude et fugue en ut mineur, pour orgue, ont occupé tout l’espace sonore. Cette œuvre de jeunesse commence par un redoutable trait au pédalier et la fugue reprend la tournure mélodique du prélude. Bref, une pièce musicale qui nécessite bien des compétences et du talent pour être reproduite avec exactitude comme l’a fait Emmanuel Pélaprat ! Le Domine Deus du Gloria RV 588 et Nulla in mundo pax sincera du Motet RV 630 de Vivaldi ont clos cette période baroque fort bien interprétée.

Les harmonies de la fin du XIXe siècle ont ensuite résonné dans le vaisseau de pierre condomois. La Cantilène nuptiale de Dubois, très bien jouée à l’orgue, a été suivie du Pie Jesu et de l’Ave Maria de Fauré avec la soprano. Ces deux airs ont parfaitement vibré grâce au superbe accompagnement d’Emmanuel Pélaprat mais aussi à la fine voix de Sonia Sempere. Son timbre correspond tout à fait à ce type d’œuvres musicales.

La dernière partie a été consacrée au XXe. Un extrait des Trois esquisses de Escaich nous a plongé dans la modernité actuelle avec cette pièce aux côtés avant-gardistes très intéressants et enrichissants à écouter. Emmanuel Pélaprat n’a pas failli à l’exécution ! Sonia Sempere a repris de la voix sur le lai d’Aragon « C » mis en musique par Poulenc : hymne à la France occupée, protestation contre la censure du gouvernement de Vichy, chant d’amour pour la France mal menée.

Manuel de Falla a conclu avec Nana et Polo à l’orgue, deux des sept Canciones Populares Españolas, assez difficiles à réaliser. Mais il est vrai qu’Emmanuel Pélaprat ne recherche pas la facilité mais la beauté. Toute l’ambiance andalouse a envahi le public. Ce dernier, heureux, a applaudi avec enthousiasme, ardeur et ferveur pour montrer sa grande satisfaction. Encore un spectacle réussi !

Mardi 19 août, Christophe Bouhier (organiste) organise le concert « Ô fil de l’air » avec Angélique Lézin à la flûte traversière. Ce spectacle mettra l’accent sur les compositrices et la nature.

SV

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