Une garden party du 14 juillet sous le signe des véhicules d'époque réussie

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Le parc de la salle polyvalente de Vic-Fezensac a résonné, ce lundi 14 juillet, des échos d’un autre temps. Sous l’impulsion du Jeep Club d’Artagnan, passionnés et curieux se sont retrouvés autour d’une véritable fête populaire placée sous le signe du patrimoine mécanique et de l’art de vivre d’antan.

Entrée gratuite, ambiance conviviale et anecdotes à foison : tous les ingrédients étaient réunis pour un événement aussi chaleureux que nostalgique.

Un rassemblement intergénérationnel autour des véhicules anciens

Il y a deux ans déjà, le Jeep Club avait tenté l’expérience avec un succès retentissant. Cette année, l’enthousiasme ne s’est pas démenti : voitures anciennes, motos, mobylettes, tracteurs et engins motorisés en tout genre ont investi le parc. De la 2CV à la Triumph, de la Jeep militaire à la Tangara, chaque véhicule racontait sa propre histoire, souvent portée par la passion de son propriétaire.

Parmi les plus remarqués, Patricia Saccavini avait fait le déplacement avec deux perles rares : une Albatros 12 Albert Ross de 1924, l’un des deux seuls modèles survivants au monde, et une Triumph 1500 de 1975, toujours prête à prendre la route pour des rassemblements ou des mariages. Membre du club 4L Passion, Patricia incarne à merveille la fidélité aux belles mécaniques.

Nicole et Jacques Duffour, venus de Roques, présentaient leur étonnante Tangara de 1990, carrossée par Tehiol — un modèle rare dont seulement 16 exemplaires ont vu le jour — ainsi qu’une 2CV de 1963. Le couple, collectionneur invétéré, compte dans son garage pas moins de quatre 2CV, une Méhari, deux Tangara, une Ami 6, une Ami 8 et même une BX GT. Une vraie arche de Noé de la production automobile française !

L’esprit Jeep et ses histoires

Impossible de parler de ce rassemblement sans évoquer l’âme du Jeep Club d’Artagnan. François Macé, l’un des organisateurs et heureux propriétaire d'une Jeep Willys, souligne les difficultés à fédérer les membres d’un club très indépendants par nature. « Finalement, ce sont les passionnés eux-mêmes qui ont répondu à l’appel, avec générosité et enthousiasme », confie-t-il. Dominique Soulan, ancien président, faisait aussi partie des fidèles présents.

Patrick Biringer, quant à lui, présentait sa « salade Jeep » : un modèle de 1961, reconstruit en 1968 à partir de pièces américaines diverses. Véritable capsule temporelle, sa Jeep est équipée d’un poste de radio militaire d’origine américaine, réutilisé par l’armée française, d’anciens journaux US et même d’une boîte de secours authentique. Chez lui, c’est tout un musée qui prolonge la passion.

L’histoire de la Jeep, d’ailleurs, s’est largement invitée dans les discussions. Conçue pendant la Seconde Guerre mondiale pour transporter quatre soldats et leur équipement, produite à plus de 600 000 exemplaires par les Américains, la Jeep a été largement adoptée puis adaptée par l’armée française. Dans les années 60, plus de 27 000 unités ont ainsi été reconstruites dans l’Hexagone à partir de pièces anciennes et modernes.

Les mobylettes à l’honneur

Les amoureux de deux-roues n’étaient pas en reste. Emmenés par Alain Bourdallé et son groupe d’amis passionnés, une trentaine de mobylettes des années 70 et 80 ont pris la route pour deux balades sur les petites routes de campagne.

Sans club officiel, mais avec une sacrée dose d’énergie et de bonne humeur, ce groupe se retrouve régulièrement pour des sorties de 60 à 70 km, juste « pour le plaisir d’entendre pétarader nos souvenirs ».

Ce lundi, une boucle de 25 kilomètres les a menés dans la campagne vicoise encadrés par la Jeep de François Macé qui suivait la bande d’amis unie par le bruit si reconnaissable des engins de leur jeunesse.

Radios, matériel militaire et souvenirs partagés

En plus des véhicules, les visiteurs ont pu admirer une belle exposition de matériel radio militaire ancien — français, américain, voire russe — présentée par des collectionneurs avertis. Une plongée fascinante dans l’univers des communications d’époque, qui a su captiver aussi bien les profanes que les initiés.

Entre discussions passionnées, échanges de conseils, anecdotes de restauration ou souvenirs de route, la journée a été un véritable succès populaire.

Pour se restaurer entre deux échanges, les fameux faux-filets grillés des Charolaises de Manotte ont régalé les collectionneurs qui n'en demeurent pas moins des gourmets.

Plus qu’un simple rassemblement, cette garden party du 14 juillet a été l’occasion de tisser du lien autour d’une mémoire vivante : celle des machines, mais surtout celle des hommes et des femmes qui les font revivre.

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