La cérémonie en mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux "Justes de France » s’est déroulée dimanche 16 juillet en fin de matinée, place de la Libération, au bas des escaliers d'Etigny, où sont apposées les plaques souvenir.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence du préfet du Gers, Xavier Brunetière, du maire d’Auch, Christian Laprébende, du député Jean-René Cazeneuve, du Conseiller Départemental, Michaël Aurora, du capitaine Jean-Christophe Caubet, du représentant des institutions juives de France, le docteur Jean-Claude Nabet et des personnes civiles et militaires.
Une dette imprescriptible
Jean-Claude Nabet souligna « ces temps maudits et apocalyptique de la Shoah pour rappeler la mémoire des 13 152 hommes, femmes et enfants qui ont été parqués avant d’être envoyés dans les camps de la mort. L’occasion d’évoquer la mémoire des 76 000 déportés de France dont 3 943 seulement sont revenus et parmi eux aucun enfant, et honorer ceux qui ont refusé la volonté exterminatrice de l’idéologie nazie : les Justes parmi les Nations ». Jean-Claude Nabet fit aussi référence à une déclaration de Jacques Chirac le 16 juillet 1995 au Vélodrome d’Hiver : « « Le 16 juillet 1942, La France, patrie de Lumières, patrie des Droits de l’Homme, terre d’accueil, terre d’asile, la France ce jour-là accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole elle livrait ses protégés à leurs bourreaux. Nous conservons à l’égard des déportés juifs de France une dette imprescriptible ».
Le préfet, Xavier Brunetière, lira par la suite le message ministériel de Patricia Miralles, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire. En voici un court extrait : « « Les 16 et 17 juillet 1942, à Paris et dans sa banlieue, des juifs, des femmes, hommes, enfants sont arrêtés, enfermés, maltraités par l’Etat français puis déportés par les nazis. C’est la rafle du Vél d’Hiv.
En reconnaissant le mal qui a été fait, en nommant les auteurs, il nous faut aussi reconnaître le bien et ceux qui l’ont fait; tous les Justes qui, en sauvant une personne, et parfois bien plus, ont sauvé l’Humanité.
Huit décennies plus, le souvenir de la rafle du Vél d’hiv, est toujours présent en France; il est de notre devoir de revenir chaque année. D’abord pour prendre la mesure de l’horreur qu’à constitué la Shoah et la collaboration française. Pour prendre acte, aussi, de l’échec du projet nazi – la destruction de nos valeurs républicaines. Mais le combat contre l’idéologie qui a sous-tendu ces crimes ou a voulu les occulter n’est jamais fini… »
La cérémonie se conclura par la lecture des 150 victimes juives du Gers victimes de la déportation entre 1942 et 1944.
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