• Communications :
Pascal Pallas, Le commandant Lagougine (Riscle-1819-1894), marin bagarreur et libre-penseur.
Jean-Marie Ducuron-Lagougine, né à Riscle, est un officier de marine dont la carrière de 43 ans traverse les conflits majeurs du Second Empire et culmine à Madagascar où, en 1872, il impose le respect des traités français par un coup de force culotté.
Pressenti pour le grade d'amiral, ce brillant navigateur s'en trouve finalement écarté pour avoir cherché à faire respecter la liberté de conscience de ses officiers face à l'obligation d'assister à la messe. Mis à la retraite à la suite de cette polémique, il n'hésite pas, en bon Gascon, à provoquer en duel les quatre amiraux jugés responsables de son éviction.
Républicain, socialiste et franc-maçon, il se lance ensuite dans une production journalistique et littéraire sous le pseudonyme de Jean Marield, défendant des positions très progressistes pour l'époque, telles que l'égalité totale homme-femme ou une éducation sans châtiments.
Resté proche des intérêts de Madagascar, il réclame une expédition militaire pour imposer un protectorat français plus affirmé et propose aux Juifs d'y constituer leur mère-patrie. Cette idée de colonie juive à Madagascar préfigure un projet brièvement conceptualisé par le Troisième Reich en 1940.
Aujourd'hui, si son souvenir s'est effacé dans le Gers, il demeure l'un des Français les plus connus des Malgaches, son nom figurant toujours dans la toponymie de l'île, tandis que sa lignée familiale le lie de façon inattendue à l'ancien député-maire d'Auch, Claude Desbons.
Joël Petit-Jean, Louis Ducos du Hauron (1837-1920), un inventeur visionnaire dans le Gers, nouvelles découvertes.
Un précédent article publié en 2019 dans le Bulletin de la Société archéologique du Gers avait porté sur la période lectouroise de la vie de Ducos du Hauron (1868-1869) et comprenait en particulier une analyse détaillée de ses essais héliochromiques, le plus souvent inédits, réalisés en cette ville et conservés au musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône dans le fonds Ducos du Hauron acquis en 2002.
Cette fois il a été question de cette même période gersoise de la vie de l’inventeur et apporte de nouveaux éléments, entre autres l’analyse du premier texte de Ducos du Hauron, totalement inédit (Méthode de reconstitution photographique des couleurs par triple tamisage des
rayons et par triple réversibilité d'empreintes, 1862) et de ses deux brevets déposés à Lectoure. (Les couleurs en photographie, solution du problème, 1868 ; Moteur-girouette ou moulin à vent horizontal, 1869) jamais publiés in extenso et rarement analysés jusqu’ici malgré leur importance.
L’intervention est complétée par de nouvelles découvertes : sur la maison où a vécu l’inventeur à Lectoure ; des photographies prises par Ducos du Hauron dans le Gers et dont il est possible aujourd’hui d’identifier ou préciser les sujets (une vue du village de Saint-Clar près de Lectoure ; une vue montrant très probablement la place d’Astarac à Mirande).
• Georges Courtès a prononcé l’in-memoriam du général André Mengelle (Auch-1932-Tarbes-2026) très longtemps membre de notre association. Il était célèbre pour avoir sauté très jeune en parachute, en 1954, sur Dien-Bien Phu et avoir été prisonnier du Vietcong pendant plusieurs mois.
• Et à l'issue de la séance, Pascal Geneste a présenté le livre de Karine Aparicio Le Gers durant la Seconde guerre mondiale, l'emblématique histoire du maquis de Meilhan que viennent de publier les Archives départementales du Gers. Nous conseillons très vivement sa lecture (et en plus, le prix est modique : 20 €.
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