Une messe concélébrée par l’Abbé Marc Derey , vicaire général et le Père Armand, curé de la paroisse a marqué le retour dans la petite église d’Artiguedieu après restauration du tableau « la Crucifixion », peint en 1749. Devant une soixantaine de personnes dont une partie du Conseil municipal de Seissan et quelques invités comme Jacques Lapart ou Laurent Marsol, tous deux spécialistes de l’art , le tableau de Jean-Baptiste Smets a été béni par une simple rose plongée dans l’eau bénite avant le début de l’office animé par la chorale paroissiale. Maire délégué, Patrice Martet , a rappelé l’investissement du maire François Rivière, absent pour raisons personnelles, dans ce projet de restauration , tout en remerciant tous ceux qui ont apporté leur compétence pour mener à bien cette remise en état, subventionnée à 45% par la DRAC et la Région . L’Atelier du Lauragais s’est chargé du tableau tandis que l’entreprise Nicole et Régis a restauré le cadre, pour un budget total d’environ 16 000€. L’esprit de cette restauration est avant tout la préservation du patrimoine qui allie ici spiritualité, humanité, culture et émotion , des notions qui ont une grande importance dans la ruralité
A la fin de l’office, le guide conférencier Laurent Marsol a fait d’abord un bref descriptif de ce tableau qui se singularise par l’absence de Marie et d’un saint au pied de la Croix mais avec les collines de Jérusalem en arrière-plan . Ont suivi la vie et l’œuvre du peintre Jean-Baptiste Smets , sourd-muet, lui-même fils de peintre , installé à Auch mais d’origine flamande , ce qui explique peut-être son style rappelant un peu Rembrandt . On retrouve des tableaux de cet artiste très prolifique, dans bien des églises du diocèse mais aussi des portraits réalisés pour des particuliers
Avec ce tableau , Artiguedieu possède une superbe œuvre qui méritait bien d’être restaurée !
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