Natif de Nice, facteur à Paris, André Scarcelli a choisi la Gascogne plus excactement le village de Cabas Loumassès pour passer sa retraite avec son épouse Ce touche-à-tout, musicien , cyclotouriste , avec ses multiples centres d’intérêt et ses belles qualités humaines, il s’est tout de suite trouvé une place dans la vie locale et ses associations, Comme les jeunes de sa génération , il a été marqué par les années 1956-1957 passées en Algérie et en a gardé un grand respect pour tous ceux quels que soient les conflits ont été fauchés dans leur jeunesse. Adhérent depuis ses débuts à la section de la FNACA de Seissan et aussi maintenant de Mirande, il a été très marqué par la tragédie de Meilhan ; ne manquant aucune commémoration
.Aussi, résidant maintenant à l’EHPAD de Mirande , il a voulu, à sa façon, rendre un hommage personnel aux 87 victimes afin d’apporter sa « petite pierre » à ce devoir de mémoire.. Pour cela il a mobilisé son fils de cœur Philippe Courrèges devenu maintenant son bâton de vieillesse, y associant aussi Gil Jonot de Ponsampère., cela se concrétisant par la réalisation de deux grands panneaux , illustrés par des photographies prises par Philippe . Sur le premier, on peut voir André au pied de différentes tombes, accompagné aussi par Jacques Chenu, le dernier rescapé du massacre qui jusqu’en 2014, à la veille de son décès était encore présent chaque 7 juillet lors de la commémoration dans les ruines du Priou. A côté de ces photos, le texte lu, lors de chaque cérémonie évoquant les épisodes de la tragédie. Le deuxième tableau est plutôt dédié au Chant des Partisans , avec paroles et partition et même une planche des timbres qui ont été émis lors du 80ème anniversaire de la diffusion de ce chant ( imprimé à Auch ), André ayant remué ciel et terre pour se procurer ces souvenirs collectors à tirage très réduit .
Si Philippe Courrèges en a assuré la réalisation, c’est bien André qui a monté ce projet, simple témoignage d’une reconnaissance personnelle. Avec ces panneaux, il a réalisé un de ses vœux les plus chers. Il les a remis entre les mains de Max Balas, co-président de l’Amicale du Maquis de Melhan. Le site étant classé, ils ne pourront certainement pas être exposés directement sur le lieu de mémoire, mais ils seront précieusement conservés dans les archives de l’Amicale . Bien des générations après, on se souviendra qu’au soir de sa vie, un citoyen parmi tant d’autres a voulu laisser un témoignage du respect qu’engendrait chez lui les victimes de la tragédie de Meilhan .
Commentaires