Manifestation des Amis de la Terre devant le centre de tri TRIGONE

A quelques heures de son inauguration

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A l’initiative  des Amis de la Terre , mardi 7 avril, une  trentaine  de personnes étaient réunies devant le tout nouveau centre Trigone , pour manifester contre l’installation de ce centre de tri  qui va être inauguré en grande pompe samedi 12 avril. Construit dans une zone considérée pour les besoins comme non inondable, les manifestants ont été surpris,  entre autre,   de découvrir à l’entrée du site un panneau «  Risque d’inondation »……

 

 

Texte du manifeste qui a été lu  devant les manifestants

 

 

« Merci d’être là.

 

Si nous sommes réunis ce soir, ce n’est pas simplement pour protester.

C’est parce que quelque chose, ici, ne va pas.

 

Derrière nous, un centre de tri presque terminé.

Devant nous, encore des questions sans réponse.

 

Et entre les deux : un sentiment profond.

Celui de ne pas avoir été écoutés.

 

On nous parle de concertation.

Mais où a-t-elle eu lieu ?

Quand avons-nous pu réellement échanger avec le porteur de projet ?

Quand avons-nous été entendus ?

 

On nous parle d’un projet maîtrisé.

Mais qui peut sérieusement affirmer aujourd’hui

que tous les impacts ont été évalués ?

 

Le trafic de camions,

les risques en cas d’inondation,

les atteintes à une zone humide,

la rupture d’un corridor écologique…

 

Tout cela n’est pas théorique.

Tout cela est réel.

 

Et cela se passe ici.

Au cœur d’un territoire que l’on dit protégé.

Au cœur du futur Parc naturel régional.

 

Alors oui, nous posons une question simple :

Est-ce vraiment cela, protéger un territoire ?

 

Ce que nous refusons, ce n’est pas le progrès.

Ce que nous refusons, c’est l’aveuglement.

C’est le passage en force.

C’est l’idée qu’une fois le béton coulé, tout serait réglé.

 

Non.

Rien n’est réglé.

 

Les recours sont toujours en cours.

Les incertitudes demeurent.

Et notre détermination est intacte.

 

Nous sommes ici pour le dire calmement,

mais fermement :

 

Un projet ne devient pas acceptable parce qu’il est construit.

Il ne devient pas légitime parce qu’on décide de l’inaugurer.

 

Ce qui compte, ce sont les faits.

Ce sont les impacts.

Ce sont les conséquences pour nos vies, pour notre environnement, pour notre territoire.

 

Et aujourd’hui, ces questions restent ouvertes.

 

Alors ce soir, notre présence a un sens.

Elle dit que nous sommes là.

Elle dit que nous ne renoncerons pas.

Elle dit que ce territoire compte.

 

Et elle dit surtout une chose :

 

On ne construit pas l’avenir d’un territoire contre ceux qui y vivent. »

 

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