Sur la place, les drapeaux se croisent et les revendications se rejoignent. Taxis, ambulanciers, agriculteurs… À Auch, la mobilisation prend une tournure particulière. Comme un écho à la célèbre devise des mousquetaires, “tous pour un, un pour tous”, les professions font front commun. Une image peu habituelle, qui traduit un malaise partagé.
Au total, une quinzaine de taxis, une dizaine d’ambulances et plusieurs agriculteurs de la Coordination Rurale du Gers (CR32) ont participé à cette mobilisation, provoquant des perturbations en centre-ville.
À l’origine de cette mobilisation, la hausse du prix du carburant. Mais pour les manifestants, ce n’est qu’un déclencheur. « C’est le litre qui fait déborder le réservoir », explique Fabien Diaz, représentant syndical Arc Atlantique Taxis 32. « Aujourd’hui, on appelle tout le monde à nous rejoindre, pas seulement les professionnels.»
Derrière ces revendications, c’est un ras-le-bol plus large qui s’exprime. Les professionnels dénoncent des charges trop lourdes et un sentiment d’être de moins en moins entendus.
Ce qui frappe, c’est le caractère transversal du mouvement. Habituellement, chaque secteur défend ses propres intérêts. Cette fois, les lignes bougent. « On est tous concernés », témoigne Cindy, citoyenne venue observer le mouvement. « Ce n’est pas seulement une question de métier, c’est une question de quotidien.»
Dans les échanges, les sujets dépassent largement la question du carburant : pouvoir d’achat, fiscalité, conditions de travail… autant de préoccupations partagées.
La question des taxes revient régulièrement dans les discussions. « Le problème, c’est le ras-le-bol fiscal », estime Fabien Diaz. «S’ils baissent les taxes, ils peuvent se le permettre, et cela sera réinjecté dans l’économie.» « Il faut arrêter de nous prendre pour des idiots et protéger les citoyens », conclut-il.
Une délégation a été reçue à la préfecture à 10 h 30 afin de faire remonter les revendications auprès des autorités.
Au-delà des revendications, cette mobilisation marque une forme de bascule. L’union entre plusieurs professions envoie un message clair : les difficultés ne sont plus isolées.
Dans un territoire où la voiture reste essentielle, la question du carburant prend une dimension particulière.
À Auch, l’image d’une mobilisation collective pourrait bien marquer les esprits.
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