À Auch, le CBD cartonne!

Encore parfois diabolisé, le CBD trouve pourtant de plus en plus d’adeptes à Auch, porté par une clientèle en quête de bien-être et de nouvelles habitudes de consommation.

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Rue du 8 mai comme rue de Lorraine à Auch, les allées et venues devant les boutiques de CBD ne passent pas inaperçues. Une affluence qui ferait presque rougir les commerces voisins.

Dès que l'on franchit la porte de ces boutiques, le ton est donné: un univers coloré, vivant, en rupture avec l'agitation de la ville. À l'intérieur, l’ambiance tranche, comme une mise à distance du tumulte extérieur. Que ce soit Armelle ou Jean-Baptiste à l’accueil, le message est le même : ici chacun est le bienvenu.

Du côté de la rue du 8 mai, Armelle retrace l’évolution du commerce. « Avant, nous étions davantage orientés vers des produits destinés aux sportifs. Nous avons conservé cette clientèle, avant de nous tourner vers le CBD », explique-t-elle. Rue de Lorraine, Jean-Baptiste adopte une approche différente : « Ici, le CBD fait partie de l’activité depuis le départ. Ensuite, on s’est diversifiés avec les huiles, les cigarettes électroniques et d’autres produits. »

Mais au fait, qu’est-ce que le CBD ?

Le cannabidiol (CBD) est une molécule issue du chanvre. Contrairement au THC (tétrahydrocannabinol), il ne provoque pas d’effet psychotrope. En France, sa commercialisation est autorisée sous certaines conditions strictes.« Visuellement, la plante peut prêter à confusion, mais les effets sont totalement différents », rappelle Armelle.Le produit reste pourtant parfois mal perçu. « Il est encore diabolisé, alors qu’il est légal et qu’il n’a rien à voir avec les stupéfiants », insiste-t-elle.

Dans les rayons, on retrouve différentes formes : huiles, fleurs, cosmétiques, infusions ou encore confiseries spécifiques. Des produits qui s’inscrivent davantage dans une logique de bien-être.

Le CBD ne s’adresse pas uniquement à un public jeune. Bien au contraire.« Il ne faut pas se le cacher, une partie de nos clients sont d’anciens consommateurs de THC qui cherchent une alternative », explique Armelle. Mais la clientèle est bien plus large. « On a tous les profils. Beaucoup de personnes de plus de 60 ans viennent, notamment pour les huiles ,il y en a même pour les animaux domestiques », précise Armelle. Elle évoque notamment le cas d’une cliente : « Elle avait des difficultés à dormir et des douleurs. Après avoir testé plusieurs huiles, elle a retrouvé un meilleur confort de vie. »

Eric, la trentaine, témoigne sans détour : « J'ai été un gros consommateur de cannabis classique pendant des années. Aujourd'hui, je cherche à décrocher complètement. Le CBD, c'est ma béquille. Ça m'apporte la détente dont j'ai besoin sans les effets «défonce» qui m'empêchaient de bosser. C'est une vraie substitution pour moi.»

Un peu plus loin, c'est Christine, retraitée dynamique, qui vient chercher son flacon mensuel. Pour elle, pas question de «fumer», mais d'utiliser les huiles : « Je souffre de douleurs chroniques au dos qui me gâchent la vie. Depuis que je prends quelques gouttes d'huile de CBD, je retrouve de la mobilité et, surtout, je dors enfin des nuits complètes. Ce n'est pas un miracle, mais c'est un soulagement que je ne trouvais plus ailleurs.»

Pour les professionnels, le CBD s’inscrit dans une logique proche de la phytothérapie, c’est-à-dire l’utilisation de produits issus des plantes.« C’est très personnel. Les effets dépendent des individus, des besoins et des sensibilités de chacun », explique Jean-Baptiste.

Un principe qui rejoint une célèbre maxime du médecin et alchimiste Paracelse : « C’est la dose qui fait le poison. » Autrement dit, tout dépend de l’usage et du dosage.

La question de la production locale se pose également. « Il existe des producteurs dans la région, notamment de Samatan, et Saint Lys », indique Jean-Baptiste. Mais selon Armelle, les contraintes économiques et de quantités restent importantes, rendant ces circuits encore limités.

Malgré des approches différentes, les professionnels ne parlent pas réellement de concurrence. « Chacun développe sa clientèle », résume Jean-Baptiste.

Entre curiosité, recherche de bien-être et évolution des habitudes de consommation, le CBD semble progressivement trouver sa place dans le paysage auscitain. Sans prétendre se substituer à un traitement médical, il s’inscrit davantage comme une alternative tournée vers le bien-être.

Dans les boutiques d’Auch, le message reste simple : chacun est libre de venir s’informer, découvrir… et se faire son propre avis.

Le CBD n'est pas un médicament. Pour tout problème de santé sérieux, il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé.

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