Parents, élus et habitants appellent à un rassemblement lundi 30 mars à 8 h 30 pour défendre l’école du village, menacée de fermeture. Un enjeu crucial pour l’avenir de ce territoire rural.
La tension monte à Riguepeu. L’annonce de la possible suppression d’un poste d’enseignant, dans un contexte de 13 suppressions envisagées sur le secteur, fait craindre la fermeture prochaine de l’école.
Face à cette menace, la réaction ne s’est pas fait attendre. L’association des parents d’élèves Graines de coquins, particulièrement active, s’est rapidement mobilisée.
Elle appelle aujourd’hui à un rassemblement lundi 30 mars à 8h30 devant l’école, afin de fédérer habitants, élus et soutiens autour d’un même objectif : maintenir l’établissement.
Pour les familles, l’école représente bien plus qu’un lieu d’apprentissage. Elle constitue un élément structurant de la vie locale, un facteur d’attractivité et de lien social indispensable en milieu rural.
L’établissement accueille d’ailleurs des élèves venus de communes voisines comme Bazian, Roquebrune et Saint-Arailles, où les écoles ont déjà disparu. Sa fermeture compliquerait encore davantage l’accès à un enseignement de proximité pour ces familles.
Au-delà du cas de Riguepeu, les opposants à cette décision entendent défendre un modèle : celui de l’école rurale, garante d’égalité des chances et essentielle à la vitalité des territoires.
« Ici, il ne s’agit pas seulement d’une classe ou d’un poste, mais de tout un équilibre de vie », glissent des parents.
Lundi matin, à Riguepeu, ils seront nombreux à le rappeler : sans école, c’est tout un territoire qui vacille.

Commentaires