Cérémonie du 19 mars : 64e anniversaire du cessez-le-feu

Dépôt de gerbe
Dépôt de gerbe

Le 19 mars 1962, le cessez-le-feu entre la France et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne entre en vigueur, à la suite de la signature, la veille, 18 mars, des accords d’Evian.

Accueilli avec soulagement par la grande majorité de la population française, il met officiellement fin aux  opérations militaires et à la lutte armée sur l’ensemble du territoire algérien. Pour des centaines de milliers d’appelés, c’est la perspective d’un retour rapide dans leurs foyers et la fin des combats. Pour autant, les violences continuent et frappent sans distinction l’ensemble des populations.

Par la loi du 6 décembre 2012, le 19 mars a été institué « Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ».

Jeudi 19 mars 2025  à 11 h 30 au monument aux morts, a eu lieu la cérémonie de commémoration du 19 mars.

Barbara Neto, maire, a lu le message officiel d'Alice RUFO, ministre déléguée auprés de la ministre des Armées et des Anciens combattants dont voici les dernières phrases évoquant la conscience collective :
" (...) Au-delà des militaires de carrière et des appelés engagés au combat, nous pensons a tous ceux qui avaient choisi la fidélité a la France, aux harkis, soldats loyaux exposés a des représailles d'une cruauté sans limite puis a l'exil dans le pays qu'ils avaient servi.
La République, qui a reconnu sa dette envers eux, ne cessera jamais de les honorer.
Nous pensons aux Français d'Algérie, arrachés a une terre qu'ils ne fouleraient plus jamais, celle de leurs souvenirs et de leur enfance.

Nous pensons aux civils de toutes origines, victimes des attentats, des exactions, du cycle des violences qui ne s'éteignit pas avec le cessez-le-feu, et aux disparus dont les familles portent dans leur coeur l'absence, sans avoir jamais pu faire leur deuil.
C'est devant chacune de ces vies que nous nous inclinons aujourd'hui.
En leur rendant hommage, la Nation reconnait ce qui, à travers les générations, nous relie : une histoire, des sacrifices, une fidélité.
C'est par cette conscience collective que nous appartenons à ce que la philosophe Hannah Arendt appelait "un monde commun" : celui hérité de ceux qui nous ont précédés, avec leurs peines et leurs mérites ; celui légué aux générations a venir.
À nous désormais de transmettre cette mémoire avec lucidité, honneur et dignité.
Pour qu'elle soit porteuse des espérances de la vie, et nous enseigne a savoir toujours mieux protéger, avec notre pays, I'idéal qui I'inspire.
Vive la République, et vive la France."

Jean Cueillens, président de la section locale de la FNACA, a lu ensuite le message national de la FNACA dont les dernières phrases ci-dessous exhortent aussi au devoir de mémoire : 

" (...)  Les générations actuelles ont besoin de repères. Elles trouveront dans ces cérémonies les signes du souvenir sans lesquels tout peuple ne peut bâtir son avenir « Les peuples cessent de vivre lorsqu’ils cessent de se souvenir » a dit le Maréchal Foch.

Vous, les jeunes, soyez nos ambassadeurs pour bâtir la France de demain dans un monde de progrès, ouvert au dialogue, à la tolérance, à la Paix.

Depuis 1963, chaque année, à la même date anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962, avec fierté, nous leur rendons un hommage solennel, à la hauteur de leurs sacrifices et nous nous inclinons avec déférence et émotion devant leurs familles.

Comme pour ne pas troubler leur dernier sommeil, l’ombre de nos drapeaux frôle leurs sépultures et leurs plis sont ceux de leur mémoire, du souvenir du sang versé pour les trois couleurs de notre pays.

Aujourd’hui, à l’heure où de sombres nuages s’amoncellent le long de nos frontières, soyons vigilants, la flamme du souvenir ne doit pas s’éteindre.

Vive la République, Vive la France, Vive la Paix"

Barbara Neto, Jean Cueillens et Emeline Lafon, conseillère départementale, ont ensuite déposé une gerbe au pied du monument aux morts.

La cérémonie s'est achevée sur une minute de silence suivie de La Marseillaise.

Les participants se sont ensuite retrouvés autour du verre de l'amitié, salle des Vic'Kings.

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