Maison de la Région : l'exposition "L'effet Matilda" combat permanent pour l’égalité

Dans le cadre du Mois de l’Egalité, la Région Occitanie organise, en partenariat avec le CNRS, l’exposition "L’Effet MATILDA " Dans son combat permanent pour l’égalité femmes/hommes, la Région Occitanie, présidée par Carole DELGA, défend depuis 10 ans un territoire inclusif et solidaire, et tout particulièrement l’égalité femmes/ hommes. Tout au long du mois de Mars, consacré Mois de l’égalité, la Région Occitanie organise des évènements partout dans les territoires : conférences, ciné débat, intervention dans les lycées afin de sensibiliser la jeunesse mais aussi le grand public.

A travers l’exposition « Effet Matilda », les élu-e-s régionaux de la majorité, ont souhaité mettre à l’honneur les femmes qui ont fait grandir la science et dont le travail a été invisibilisé et  attribué à leurs collègues masculins. Le vocable « Effet MATILDA » est le nom donné en 1993 à cette pratique par l’historienne des sciences américaine Margareth Rossiter, en hommage à l’autrice américaine Matilda Joslyn Gage (1826-1898). Féministe et abolitionniste Matilda Joslyn-Gage a combattu toutes les formes d’oppression. Elle avait, entre autres, analysé comment les hommes s’attribuaient des pensées de femmes intellectuelles.

L’exposition proposée, est le fruit d’un partenariat entre la délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS et le Quai des Savoirs, laquelle met en lumière 16 femmes scientifiques dont le travail a permis des avancées scientifiques spectaculaires dans leur domaine mais qui restent méconnues. Parmi elles, on trouve Rosalind Franklin pour la structure en double hélice de l’ADN, Jocelyn Bell pour le premier pulsar, et Nettie Marie Stevens pour les chromosomes sexuels.

Le vernissage de l’exposition « L’Effet Matilda » a eu lieu vendredi 13 Mars à 18h00, à la Maison de ma région à Auch, en présence de Monsieur David TAUPIAC, Conseiller régional et député, entouré de membres de la communauté scientifique.

L’effet Matilda : ces femmes scientifiques que l’histoire a oubliées

Longtemps, leurs noms sont restés dans l’ombre. Pourtant, sans elles, certaines des plus grandes avancées scientifiques n’auraient tout simplement pas vu le jour. L’« effet Matilda » désigne ce phénomène d’invisibilisation des femmes dans la recherche, dont les découvertes ont été minimisées, voire attribuées à leurs collègues masculins. Le terme a été popularisé en 1993 par l’historienne des sciences Margaret W. Rossiter, en hommage à la militante féministe du XIXe siècle Matilda Joslyn Gage. Déjà à son époque, cette dernière dénonçait l’effacement systématique des contributions féminines dans de nombreux domaines, en particulier scientifiques.

L’histoire regorge d’exemples frappants. Rosalind Franklin, chimiste britannique, joue un rôle déterminant dans la découverte de la structure de l’ADN grâce à ses clichés de diffraction aux rayons X. Pourtant, le prix Nobel de 1962 récompense James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins, sans mentionner son apport décisif.Même scénario pour l’astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell, qui identifie les premiers pulsars alors qu’elle est encore doctorante. En 1974, le prix Nobel de physique est attribué à son directeur de thèse, Antony Hewish. Elle en est exclue.Autre cas emblématique : Lise Meitner, physicienne autrichienne, co-découvre la fission nucléaire. Son collègue Otto Hahn recevra seul le prix Nobel de chimie en 1944.Ces situations ne relèvent pas uniquement d’injustices individuelles. Elles s’inscrivent dans un contexte historique où les femmes avaient un accès limité aux carrières scientifiques, aux financements et aux postes à responsabilité. Dans ces conditions, leur travail était plus facilement marginalisé.

Aujourd’hui, si les mentalités évoluent, les inégalités persistent. Selon plusieurs études, les femmes restent sous-représentées dans certaines disciplines scientifiques et accèdent plus difficilement aux postes les plus prestigieux.

Reconnaître l’effet Matilda, c’est donc interroger notre mémoire collective. C’est aussi redonner leur place à celles qui ont contribué, souvent dans l’ombre, à faire avancer la connaissance. Car derrière chaque découverte oubliée, il y a une histoire à réparer.

 

* l'exposition jusqu'au 31 mars

Jours et heures d'ouverture : La Maison de la Région Auch est ouverte du lundi au vendredi, de 9h à 12h00 et de 13h30 à 17h00

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