La FSU32 déplore que cette année encore l’Éducation Nationale subisse des restrictions budgétaires. La baisse démographique est un bon prétexte pour l'Etat pour faire des économies.
Pour la FSU32, la baisse démographique, qu’elle ne conteste pas, est une occasion à saisir pour répondre aux maux de l’Education Nationale.Dans le 1er degré, 13 postes a minima d'enseignant.es sont en passe d'être supprimés dans le Gers. Cela n'est pas admissible pour la FSU-SNUipp du Gers au vu de la réalité des conditions dégradées, que ce soit du point de vue des conditions de travail des personnels que d’accueil des élèves … alors que l’Institution est incapable de garantir la continuité du Service Public en assurant le remplacement de chaque absence, alors que l’Institution est incapable de répondre de manière adaptée aux besoins spécifiques de toutes et tous les élèves (malgré le surengagement des personnels), alors que les décharges de direction sont nettement insuffisantes pour mener à bien toutes les tâches nécessaires au bon fonctionnement de l’école, alors que les AESH n'ont toujours pas de vrai statut. Un nombre d'enseignant.es en surnuméraire permettrait d'améliorer le remplacement, de reconstruire les RASED, de rendre l’École réellement inclusive. Redéployer des enseignant.es en surnuméraire permettrait de réduire les inégalités scolaires et d'offrir aux élèves une réussite durable.
Dans le 2nd degré, ce sont 7 postes d’enseignant.es qui sont supprimés en collège, au motif de la reprise des moyens qui avaient été accordés pour effectuer des « groupes » dans le Cadre du « Choc des savoirs ». L’Education Nationale n’investit pas dans sa jeunesse pour leur permettre d’étudier dans des conditions plus favorables, en effectifs plus réduits. Alors que les personnels ont à faire à des situations de plus en plus complexes que seules des équipes pluriprofessionnelles seraient capables de prendre en charge, aucun poste de Psy-EN n’est créé dans toute l’académie, aucun poste d’infimier.e scolaire et seul poste de CPE est crée pour toute l’académie, en raison de la création d’un nouvel établissement.
La réduction du nombre d’enseignant.es n’est pas une opération rentable sur le long terme. Selon un rapport de l'Institut des politiques publiques 1 euro économisé
<aujourd'hui c'est à terme 9 euros nets de perdus sur le plan économique car l'investissement en éducation a un très fort bénéfice social *.
Source : Julien GRENET, chercheur en économie au CNRS, professeur associé à l’École d’économie de Paris et directeur adjoint de l’Institut des politiques publiques
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