L'AS Fleurance dans l'antre du Loup pendu

Nationale 2 (groupe B). Samedi, pour le compte de la 14e journée, l’AS Fleurance va aller affronter le Stade Métropolitain, club de Villeurbanne et Rillieux-la-Pape.

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Walter Desmaison et Mickael Carré, les coachs fleurantins, ont dû s’assurer, toute cette semaine, que leurs joueurs, auteurs d’une belle prestation (35-25) en faisant tomber le leader Mâcon le week-end dernier, soient vite revenus de leur euphorie. Car ce samedi, le déplacement dans la banlieue de Lyon pourrait se révéler être un traquenard.

Avant-dernier, le club rhodanien n’a gagné que quatre matchs sur les treize joués. Dans son stade du Loup pendu, à Rillieux-la-Pape, l’équipe entraînée par Julien Lestang et Pascal Peyron marque en moyenne 2,33 essais par rencontre, pour 2 encaissés. Mais le Stade Métropolitain, chez lui, est la formation de ce groupe qui offre le plus de points à ses adversaires : 22 pénalités contre à ce jour.

Alors, vu comme cela, oui, on peut penser que les Gersois ne feront pas ce long voyage pour rien. D’autant que Fleurance voudrait bien mener ce bloc-là, qui, au départ, ne s’annonçait pas facile, avec la réception du premier, suivie de deux lointains déplacements, Stade Métropolitain et Rumilly (25 janvier).

Actuellement septième, à une petite longueur de la sixième place occupée par Nîmes, l’ASF est la huitième meilleure équipe à l’extérieur, avec une seule victoire au compteur. Sur ses cinq défaites hors de Marius Lacoste, le club gersois n’a eu droit qu’à un seul bonus défensif. Autre raison de se méfier des Rhodaniens, le souvenir du match aller, où, il aura fallu une pénalité de Romain Lefort à la 80e minute pour s’adjuger la victoire (23-21).

 

 

Trois questions aux entraîneurs Walter Desmaison et Mickael Carré, ainsi qu’au joueur Antoine Vidal, troisième ligne, qui joue sa septième saison à l’ASF :

 

Walter Desmaison : « C’EST UN MATCH QUI FAIT PEUR »

 

- Walter Desmaison, après avoir dominé le premier de votre poule, vous vous apprêtez à aller affronter l’avant-dernier. Vous n’avez pas le droit de tomber dans le piège, non ?

- Au match aller, on les avait battu difficilement, il ne faut pas se voiler la face, ça s’était joué dans le money time. Leur classement actuel ne reflète pas forcément leur niveau. Il suffit de regarder le contenu de leurs matchs. C’est une équipe qui manque un peu de confiance. Nous venons de battre le leader Mâcon, et il faut faire attention à ce qu’il n’y ait pas de décompression. Ce déplacement au Stade Métropolitain, c’est un match qui fait peur parce que nous allons arriver avec une étiquette de favoris, mais je n’ai pas du tout envie que nous l’abordions comme cela… On sait que ce sera un match très rugueux et très engagé.

- La victoire sur Mâcon a bien lancée l’année 2026 pour l’ASF…

- Oui, mais il y a une part de frustration avec le fait d’avoir lâché le bonus offensif. Nous sommes un peu retombés dans nos travers. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas connu une fin de match plutôt tranquille. Je pense qu’il y a eu une décompression du groupe, en ayant été moins précis dans pas mal de choses… Je suis content de voir que les joueurs sont un peu frustrés, car cela veut dire que nous sommes compétiteurs et que nous voulons encore aller plus haut. Donc ça, c’est bien.

- L’ASF ne cache pas son ambition d’accrocher une place dans le Top 6…

- Nous nous sommes donner le droit d’espérer de faire des phases finales. Après la saison galère vécue l’année dernière, les joueurs se sont remobilisés, nous avons revu pas mal de choses. Aujourd’hui nous sommes en position pour espérer. Mais cela passera surtout par un gros match ce week-end. À la reprise, nous avons dit aux joueurs que les matchs de Mâcon et du Stade Métropolitain étaient les deux matchs les plus importants qui vont conditionner notre fin de saison. Nous avons gagné une première étape, maintenant ce serait bien d’aller chercher des points un peu à l’extérieur, sur les deux prochains déplacements. Quand on voit la situation du Stade Métropolitain, on les respecte, mais nous allons essayer d’aller gagner là-bas, bien évidemment.

 

 

Mickael Carré : « NOUS DEVENONS AMBITIEUX »

 

Après son succès (35-25) contre le premier de la poule, Mâcon, l’AS Fleurance, septième, n’est plus qu’à un point de la sixième place – occupée par Nîmes – synonyme de qualification en phases finales. Ce samedi, pour le compte de la 14e journée, Fleurance se déplace sur la pelouse du Stade Métropolitain, avant-dernier.

- Mickael Carré, votre équipe a livré une très belle prestation le week-end dernier face au leader Mâcon. Petit à petit, Fleurance fait son chemin dans cette Nationale 2.

- Contre Mâcon, il y a eu la manière ; pendant 70 minutes nous avons fait un très bon match et il faut se baser sur cela, mais il y a le regret de na pas avoir su conserver le bonus à la fin… La progression d’équipe est présente depuis un petit moment, même si dans les résultats à l’extérieur ça ne se voyait pas. Mais nous sommes en train de progresser et c’est pour cela que nous devenons ambitieux.

- Walter Desmaison disait que le match de Mâcon, puis celui qui vient contre le Stade Métropolitain allaient donner le ton de la fin de saison. Est-ce votre avis également ?

- Tous les matchs à domicile sont très importants. Et comme nous sommes ambitieux et voulous nous qualifier pour les phases finales, il faut aller chercher des résultats à l’extérieur. Et le Stade Métropolitain fait partie des équipes qui sont moins bien classées que nous. Donc bien sûr qu’il faut se fixer cet objectif de victoire là-bas dans notre course à la qualification.

- L’AS Fleurance se rachète de sa saison manquée de l’an dernier et peut offrir à son public des phases finales…

- Bien sûr. Lorsque nous débutons une saison, c’est toujours l’objectif. C’était ce que nous avions réussi à faire ces dernières années où nous étions tout le temps qualifiés. L’an dernier, la saison a été moins bonne, donc il faut que nous arrivions à retrouver ce standing, et je pense que nous en avons la capacité.

 

 

Antoine Vidal : « LA QUALIFICATION DANS UN COIN DE LA TÊTE »

 

- Comment vois-tu le match qui arrive au Stade Métropolitain ?

- Au match aller, nous nous en sommes pas trop mal sortis. Cette équipe nous ressemble un petit peu, même s’ils sont en fond de classement. Ce match-là, nous l’avons vraiment ciblé afin de réussir notre bloc avec deux matchs à l’extérieur. Nous avons fait le travail contre Mâcon, donc maintenant il va falloir aller chercher des points là-bas.

- C’est vrai que vous avez plutôt bien entamé l’année 2026 en battant le leader…

- Oui, c’est très bien, mais ce qui est dommage, c’est d’avoir perdu le bonus offensif en fin de match. Mais c’est vrai que d’avoir gagné face à une équipe qui, sûrement, finira dans les deux premiers, cela nous réjouit.

- Peut-on envisager, sans se griser, voir l’ASF accrocher une place qualificative au printemps ?

- Nous avons une poule très homogène, avec un classement très serré. On peut monter de deux places ou en perdre deux d’un match à l’autre. Pour l’instant, nous prenons les matchs les uns après les autres. On fera les comptes à la fin. Mais c’est sûr qu’en étant compétiteurs, nous jouons tous les matchs pour les gagner, donc, forcément, à la fin, il peut y avoir une belle récompense. Nous avons ça dans un coin de la tête, la qualification… moi, je préfère regarder vers les phases finales que de l’autre côté. On ne prendra personne de haut, mais allons jouer crânement notre chance.

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