La confédération paysanne du Gers a été reçue ce samedi à 18h par le préfet du Gers pour dénoncer le 2 poids 2 mesures à l’égard des 2 porte paroles nationaux interpellés lors d’une mobilisation à Paris
Dans une situation d’impasse entre l’entêtement du gouvernement à continuer l’abattage total de nos troupeaux, à accentuer la dégradation du revenu des paysans par une politique ultralibérale et la réalité de nos territoires dans l’impossibilité de lutter, les mobilisations ne s’arrêteront pas.
Retour sur l' opération escargot et l' appel à rassemblement devant le commissariat du XVIe arrondissement de Paris à 17h
Vendredi matin vers 7h20, six tracteurs de la Confédération paysanne accompagnés de paysan·ne·s et de militant·e·s des Soulèvements de la terre, Cancer Colère et la CGT Paris se sont introduits sur le périphérique parisien pour exprimer la colère paysanne contre l’accord UE-MECROSUR, contre la gestion calamiteuse de la crise de la DNC, pour la sortie de l’abattage total et pour demander la fin de la co-gestion de la politique agricole par la FNSEA.

Les tracteurs ont mené une opération escargot de la porte de Montreuil à la Porte Maillot soit la moitié du périphérique parisien. Il avait été négocié avec les forces de l’ordre et en accord avec le Préfet de police de Paris que les tracteurs sortent du périphérique pour se rendre à l’Arc de Triomphe avant de conclure l’action.
Des paysan·ne·s et militant·e·s ont convergé à pied vers l’Arc de Triomphe pour soutenir l’action. Ils et elles ont été accueillis très brutalement par les forces de l’ordre qui ont violemment interpellé Thomas Gibert et Stéphane Galais.
Thomas Gibert et Stéphane Galais porte-paroles de la Confédération paysanne sont placés en garde à vue au commissariat du XVIe arrondissement de Paris.
La police a saisi le prétexte de cette arrestation pour stopper les tracteurs à la sortie du périphérique porte Maillot. Ils n’ont dès lors plus pu bouger. Ils n’ont cependant pas été saisis par les forces de l’ordre. Ils vont repartir vers leurs fermes dans les prochaines heures grâce à la patience et au sang-froid des conducteurs.
La Confédération paysanne dénonce la manière dont sont traités ses militant·e·s.
Un appel au rassemblement de soutien à 17h devant le commissariat du XVIe arrondissement de Paris (62 avenue Mozart 75016 Paris) avait été lancé pour demander la libération de Stéphane et Thomas.
Ces derniers sont sortis libres en début de soirée
Stop à la cogestion de la politique agricole par la FNSEA
Stop à l’accord UE-MERCOSUR
Stop à l’abattage total
La confédération paysanne

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