Quand l’œil voyageur de Juan Carlos Pérez Berbén se pose à Vic-Fezensac

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L'association "Les Amis de la Treille" et Christophe Bassetto  pour ARTOP , ont accueilli à l'Hôtel de Gascogne ce vendredi soir un public nombreux au vernissage de l’exposition “Mon œil” du photographe Juan Carlos Pérez Berbén. Une soirée chaleureuse, organisée par l’association présidée par Philippe Cahuzac.

Un photographe voyageur, entre Cuba, Venezuela et Gers

Né à Cuba, où il a vécu vingt-cinq ans avant d’en passer vingt autres au Venezuela, Juan Carlos Pérez Berbén porte en lui un parcours façonné par l’exil, les rencontres et les regards croisés. Installé en France « séquestré par le Covid », comme il aime à le dire avec humour, l’artiste poursuit une œuvre profondément personnelle, nourrie par les paysages qu’il traverse et les instants qu’il attrape au vol.

Son exposition, intitulée « Mon œil », est à son image : diverse, libre, affranchie de toute hiérarchie entre les sujets. « Le sujet ne compte pas pour lui », résume son commissaire d’exposition Christophe Bassetto, fondateur de l’Artothèque de Gondrin, chargé de présenter l’artiste au public. « Juan Carlos se promène de branche en branche. Ses pauses sont fréquentes, aléatoires, guidées par un œil qui, comme les mésanges, sautille d’un point d’intérêt à un autre. C’est un drôle d’oiseau omnivore qui ne privilégie aucun thème… ou plutôt, qui les aime tous. »

Un travail photographique qui flirte avec la peinture

Si le « clic » est rapide, le sens, lui, se construit longuement. Pérez Berbén capture l’instant mais le transforme ensuite : il travaille les contrastes, la lumière, la saturation, cherchant à faire émerger l’émotion intime de ce qui n’était au départ qu’une « chose prise ». « Le cliché ne fait pas œuvre », poursuit Christophe Bassetto. « C’est par son intervention, son regard intérieur, qu’il offre un point de vue, une part de lui-même, de ses rêves, de ses nostalgies… Ne peint-il pas plutôt ? »

Son style navigue ainsi entre photographie et peinture, entre réalité et rêverie, donnant à voir un monde recomposé où l’expérience personnelle dialogue avec l’espoir qu’il place encore dans l’humanité.

Un réseau gersois de l’art salué

Présent au vernissage, le député David Taupiac a tenu à saluer les acteurs culturels du territoire : La Cavea, Avoz’art, L’Arcade de Saint-Clar, et tous ceux qui, comme les Amis de la Treille, offrent à des artistes un lieu pour exposer en milieu rural. « Merci Philippe de faire vivre ce lieu culturel », a-t-il déclaré, rendant hommage à l’artiste et à tous ceux qui œuvrent au rayonnement artistique du Gers.

Un vernissage en musique

La soirée s’est prolongée dans une ambiance conviviale, accompagnée par les notes de guitare jouées par Léo, compatriote cubain de Juan Carlos Pérez Berbén. Un moment chaleureux qui a prolongé l’émotion suscitée par les images du photographe.

L’exposition « Mon œil » restera visible dans les locaux des Amis de la Treille jusqu'au 22 décembre, offrant aux visiteurs un voyage sensible, coloré et profondément humain.

Horaires : 

- le lundi et mercredi de 10 h à 13 h 

- le vendredi, samedi et dimanche de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h 

5 bis place des Tisserands à Vic-Fezensac 

 

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