Bernard VII d’Armagnac… Le genre de personnage qui coche toutes les cases du « grand seigneur médiéval » mais qui reste pourtant coincé dans les coulisses de l’Histoire, comme un acteur génial que personne ne reconnaît au supermarché. Un homme puissant, influent, redouté, déterminant pour l’avenir de la monarchie… mais sans l’aura glamour des héros officiels.Le genre d’oublié qui mérite amplement un petit coup de projecteur. Ce soir avec Laurent Marsol
✦ Qui était Bernard VII ?
Né vers 1360, mort en 1418, il fut comte d’Armagnac, connétable de France, beau-père du roi Charles VI (eh oui !), et surtout chef de la faction des Armagnacs, opposée aux Bourguignons pendant l’une des périodes les plus chaotiques du royaume : la guerre civile au cœur de la guerre de Cent Ans. Un rôle clef, mais pas vraiment simple. Il devient le « protecteur » du dauphin (le futur Charles VII), mène les affaires du royaume quand le roi sombre dans se.
- Il fut le pilier de la résistance au parti bourguignon après l’assassinat du duc d’Orléans.
- Il a tenu la machine royale à peu près debout pendant la folie de Charles VI.
- Il a représenté un contrepoids politique majeur, au point d’incarner presque à lui seul le camp « armagnac ».
- Son action a contribué, indirectement, à ce que le pouvoir royal survive jusqu’à Jeanne d’Arc et la reconquête.
Bref : pas un second couteau.
✦ Pourquoi est-il oublié ?
Parce qu’il n’a pas une bonne presse.
Les Bourguignons ont noircit son image, les chroniqueurs l’ont parfois caricaturé, et… comment dire… il n’a jamais été un modèle de diplomatie. Entre la poigne de fer, les impôts peu populaires et les coups de force politiques, il n’a pas laissé que des fans derrière lui. Résultat : les figures plus romanesques (Jeanne, Dunois, Du Guesclin) lui volent la vedette.
✦ Sa fin ? Une tragédie très « guerre civile »
En 1418, lors de l’entrée des Bourguignons à Paris, il est traqué et massacré par la foule, dans un épisode d’une grande violence. Une mort brutale, à l’image du climat politique de l’époque.
Retour sur la conférence du 6 octobre à Lahitte avec Pierre Dutil "L'accueil des soldats blessés, à Auch, pendant la grande guerre"
Dès le mois d’octobre 1914 un élan de solidarité, sans doute un des plus remarquables de notre histoire, va s’organiser dans la plupart des départements éloignés du front. Dans plusieurs localités de notre département des hôpitaux vont être créés, mais Auch avec ses huit établissements détient la structure d’accueil des blessés la plus importante du département du Gers. Sait-on par exemple qu’un hôpital dit de l’Hôtel Dieu a existé à Auch en 1914 ? ou bien tel autre appelé Hôpital de la Croix Verte. Outre l’aspect organisationnel de la prise en charge des blessés, l’intervenant ne manquera pas de souligner, l’engagement indéfectible de plusieurs personnalités locales, d’horizons différents, tels que M Aristide Samalens ou le docteur Albéric Lestrade, ou Mme Irène Decker-David ou bien encore Abel Gardey (futur ministre). Il sera aussi évoqué l’impact créé par cet afflux de blessés sur une population locale déjà éprouvée par les effets désastreux de ce terrible conflit.

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