Ce samedi 15 novembre, au cinéma Grand Angle de Fleurance, la Floureto avait invité André Montané à raconter la vie de soldat de son père, fleurantin. D’un cas particulier, ce fut un grand moment qui parla à l’assemblée très nombreuse. L’ensemble des auditeurs sont partis en pensée de la rue Pasteur en août 1939 pour aller vers Samatan (pour des manœuvres), puis Toulouse, Héricourt pour arriver sur le Rhin à Blotzheim. Après la « drôle de guerre », qui ne fut pas si drôle que cela, ce fut la débâcle, puis la déroute, enfin la reddition. Quelle humiliation que d’être désarmé ! Et, comme pour un millions d’autres Français, ce fut la captivité. De Besançon à Strasbourg, puis, en train à marchandises vers le Stalag. Là, à Ludwigsburg, André Montané – puisque le héros malgré lui de cette histoire porte le même prénom que le fils qui la raconte ce jour-là – note sur un carnet son quotidien au camp, le travail dans les kommandos en usine, à construire des ponts ou des routes), les conditions de survie, notamment en hiver, les « distractions »….Le camp est « libéré » en avril 1945 par les troupes américaines, et André Montané peut arrêter un officier allemand, et le désarmer : il retrouve l’estime de lui-même, perdu en 1940… Et il reviendra à Fleurance. « Ainsi se termine mon calvaire » est-il écrit sur la dernière page du carnet. Cette histoire a touché le fils, et tout l’auditoire ce samedi. Encore un grand moment d’émotion et d’intelligence. André a voulu faire vivre ces écrits, partager, et il veut continuer à le faire, de deux façons : d’abord avec un ouvrage (en vente à la Floureto) et ensuite avec un site Internet consacré aux prisonniers du Stalag V A, bientôt en ligne.
Le prochain rendez-vous de l’association culturelle fleurantine aura lieu le samedi 13 décembre, toujours au cinéma Grand Angle, pour une séance de cinéma commentée ensuite ; ce sera « La disparition de Joseph Mengele ».
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