Renouveau du cheval de trait dans le Gers : de Préneron à Mirande, la passion et la qualité récompensées

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Le 27 septembre dernier, le petit village de Préneron a retrouvé l’effervescence d’un concours départemental de chevaux de trait — le premier organisé dans le Gers depuis quinze ans. Sous l’impulsion d’Éric Ceretto, président du Syndicat des chevaux de trait du Gers, cet événement marque un véritable renouveau pour l’élevage de chevaux de trait dans le département.

Huit éleveurs gersois, représentant les races Bretonne, Ardennaise et Percheronne, ont présenté leurs plus beaux spécimens lors de ce concours modèle et allures, destiné à sélectionner les futurs reproducteurs. Les critères d’évaluation — toilettage, présentation du meneur, modèle, déplacement — ont permis de distinguer les animaux les plus proches du standard de leur race.

Eric Ceretto, président du Syndicat des chevaux de trait

Un retour attendu et prometteur

« Il n’y avait plus de sélection dans le Gers depuis de nombreuses années, explique Éric Ceretto. Ce concours marque une nouvelle dynamique, avec l’arrivée d’éleveurs motivés prêts à relancer la filière. »
Les huit participants de Préneron ont tous été qualifiés pour le concours régional d’Occitanie, qui s'est tenu le 18 octobre à Mirande, preuve du niveau de qualité des élevages gersois.

Lors du concours départemental, les chevaux de l’élevage d'Eric Ceretto se sont particulièrement distingués :

  • Gamine de Larroutis a remporté la 1ʳᵉ place dans sa catégorie,

  • Loyale de Larroutis s’est classée 2ᵉ en catégorie trait grande taille,

  • et Havane de Larroutis a décroché la 1ʳᵉ place en section jument non suitée sans poulain.

Mirande : un niveau régional relevé

Le concours régional de Mirande, qui a rassemblé 130 chevaux venus de toute l’Occitanie, a confirmé la montée en puissance du Gers. Tous les départements étaient représentés, et c’est finalement le Lot qui a remporté les meilleurs classements.
Les éleveurs gersois, eux, ont brillé par leur diversité et leur professionnalisme :

  • Michel Fourcade : 2ᵉ prix avec une pouliche Ardennaise d’un an,

  • Étienne Morris : 3ᵉ prix avec une pouliche Percheronne de trois ans,

  • Francis Davasse et Émilie Houligue : 2ᵉ prix avec une pouliche Postière Bretonne de trois ans,

  • Éric Ceretto : 5ᵉ et 6ᵉ prix avec Gamine et Loyale, en catégorie poulinières suitées Bretonnes grande taille.

Une passion familiale 

Passion, transmission et avenir

Pour les éleveurs, ces concours représentent bien plus qu’une compétition : ils sont un moment essentiel de valorisation des races et de transmission d’un savoir-faire rural.
« Le cheval de trait a toujours sa place dans nos exploitations », rappelle Éric Ceretto. « Aujourd’hui, il n’est plus seulement destiné à la viande. De nouveaux débouchés existent : attelage, débardage, maraîchage, ou encore vente de chevaux dressés pour les travaux agricoles et la calèche. »

Avec ses six chevaux âgés de 4 à 15 ans, Éric Ceretto poursuit un travail de sélection rigoureux pour la reproduction, avec des animaux recherchés jusqu’en Bretagne, en Espagne et au Pays Basque.
À noter que 49 % des Traits Bretons naissent désormais hors de leur berceau d’origine, signe de l’essor de la race sur tout le territoire.

Un avenir à bâtir

Le Syndicat des Chevaux de Trait du Gers espère désormais pérenniser ce renouveau avec des concours réguliers et des initiatives de promotion.
« C’est encourageant de voir de jeunes éleveurs s’intéresser à nouveau au cheval de trait, poursuit Éric Ceretto. Il faut continuer à montrer qu’il a un rôle à jouer dans une agriculture plus durable et diversifiée. »

Sous un ciel clément, entre passion, convivialité et professionnalisme, le Gers a ainsi prouvé que le cheval de trait y a encore de beaux jours devant lui.


 

 

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