En tant que Française, en tant que femme, et en tant que responsable d’une association de reconstitution historique de la Seconde Guerre mondiale, association engagée dans le devoir de mémoire, je souhaite exprimer ma profonde indignation et ma vive préoccupation à la suite de l’inauguration d’une stèle dite « commémorative pour les victimes d’un génocide à Gaza ».
Cette stèle, érigée à proximité de monuments rendant hommage aux résistants et aux morts pour la France durant la Seconde Guerre mondiale, constitue une atteinte grave à la mémoire nationale. Assimiler ainsi le souvenir de nos héros à un discours partisan revient, de fait, à rendre hommage à des organisations terroristes responsables d’actes d’une barbarie inqualifiable.
Je m’interroge : où sont les stèles dédiées aux victimes du terrorisme ? Où sont les hommages pour les quelque 1 220 innocents assassinés le 7 octobre 2023, pour les 250 otages arrachés à leurs familles, en majorité des civils : hommes, femmes, enfants, bébés, torturés, massacrés ? Où sont les monuments pour Lola, pour Philippine, et pour tant d’autres victimes sur notre sol ?
Le devoir de mémoire doit demeurer universel, digne et impartial. Il ne peut, en aucun cas, être instrumentalisé au service d’idéologies politiques ou militantes. Associer la mémoire des résistants à celle de groupes terroristes constitue une provocation, une dénaturation de l’Histoire et une offense à toutes les familles endeuillées.
Je tiens à rappeler avec force que la mémoire des victimes — toutes les victimes — mérite respect et neutralité. Elle ne saurait être détournée à des fins partisanes.
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