Six mois après l’incendie qui a ravagé l’usine Gerstube, une réunion s’est tenue jeudi à la mairie de Vic-Fezensac. Salariés, représentants syndicaux, direction, élus locaux, représentants de l’État et de la Région se sont retrouvés pour échanger sur l’avenir du site. Si les divergences demeurent, plusieurs pistes de relance ont émergé et devraient être étudiées dans les prochaines semaines.
Des salariés mobilisés pour l’avenir
En ouverture, les salariés ont exprimé leur inquiétude face à l’annonce de la non-reconstruction de l’usine par la direction. Baptiste Allainé, le PDG, a expliqué que, selon les études menées, une relance de l’activité ne serait pas économiquement viable. Malgré ce constat, leur mobilisation, ainsi que la présence d’une soixantaine de participants, témoignent d’une volonté collective de trouver une issue constructive.
Des élus engagés à accompagner un projet
Autour de la table figuraient notamment le préfet du Gers Alain Castanier, le président du département Philippe Dupouy, le député et conseiller régional David Taupiac, le conseiller régional Éric Cadoré, et la maire de Vic-Fezensac, Barbara Neto ainsi que des représentants de la Région et d’organismes d’accompagnement (AD'OCC, URSCOP, France Travail). La Région, représentée par Grégory Martin (cabinet de Carole Delga), a réaffirmé sa volonté de soutenir les acteurs locaux.
Plusieurs intervenants ont rappelé que des aides financières et techniques pouvaient être mobilisées si un projet viable était présenté.
Les élus, unanimement critiques, ont regretté que le dirigeant ait écarté les propositions de soutien formulées dès les jours suivant l’incendie. Certains ont estimé que l’entreprise n’avait jamais réellement envisagé une relance.
Des alternatives coopératives à l’étude
Le refus du PDG d’investir seul l’intégralité des indemnisations d’assurance dans une relance n’a pas clos le débat. Des solutions alternatives, comme la création d’une SCOP (société coopérative ouvrière de production) ou d’une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif), ont été évoquées.
La Région a proposé de mettre en place des groupes de travail avec les salariés, les représentants syndicaux et des partenaires spécialisés, tels que l’URSCOP, afin de bâtir un projet crédible.
Une transparence financière attendue
La question des indemnisations d’assurance a suscité de nombreuses interrogations. Une partie des sommes déjà perçues a été affectée, selon le PDG, au règlement du passif de l’entreprise. Les représentants du personnel demandent davantage de transparence et attendent des documents précis dans le cadre de la procédure de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
Une volonté commune d’avancer
Si les positions divergent sur la stratégie à adopter, la réunion a permis de réaffirmer une volonté commune : celle de ne pas laisser disparaître l’activité industrielle de Gerstube sans avoir exploré toutes les options.
Un travail associant élus, salariés et partenaires institutionnels va être lancé dans les prochaines semaines. Les résultats de cette concertation permettront de déterminer si une relance est envisageable, et sous quelle forme.

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