La fermeture définitive du site de Vic-Fezensac et la présentation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) lundi 29 septembre plongent les salariés dans l’amertume.
Un PSE « au strict minimum »
Le PDG du groupe Alfiplast, maison mère de Gerstube, a présenté aux élus du CSE et aux syndicats le document unilatéral lançant la procédure du PSE, après l’annonce de la non-réouverture du site. Le plan prévoit :
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neuf reclassements internes dans d’autres usines du groupe situées dans l’Ain et le Jura,
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des aides à la mobilité, à la formation ou à la création d’entreprise,
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des indemnités de licenciement limitées aux minima fixés par le code du travail.
Tous pensaient que le PDG irait au-delà du minimum légal, avec des mesures supra-légales pour éviter la nomination d'un expert.
Un cabinet d’expertise comptable, voté à la majorité, analysera le PSE et demandera des justificatifs à la direction. Son rôle sera crucial pour évaluer si certaines mesures peuvent être contestées et améliorées.
En théorie, la procédure court jusqu’au 29 novembre, mais le PDG semble vouloir mettre un terme à la procédure avant cette date.
Jeudi, une réunion décisive ?
Une nouvelle rencontre est prévue ce jeudi à la mairie à 17 h 30, en présence du PDG, des élus locaux – région, département, commune - , des organisations syndicales et des salariés.
Objectif : mettre toutes les options sur la table, y compris une reprise du site sous une autre forme juridique.
Pour les représentants du personnel, il est urgent d’obtenir des réponses écrites, concrètes et vérifiables. « Jusqu’ici, le PDG s’est contenté d’arguments oraux en invoquant les assurances ou les partenaires financiers, sans jamais produire de preuves".
En attendant, les salariés oscillent entre désillusion et espoir. « Tout le monde est dans l’attente . Mais ce qui est sûr, c’est qu’on n’a pas encore donné toutes ses chances à Gerstube. »
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