L’association Du Gers aux Grandes écoles (DGGE) vient d'être créée

Il s'agit de mieux informer les lycéens gersois sur les différentes possibilités d'accession aux Grandes Ecoles

Cinq étudiants de Grandes Écoles, sont souvent étonnés de ne pas entendre davantage l’accent du Midi dans les couloirs de leurs établissements respectifs. Et pour cause disent-ils : un récent sondage réalisé en janvier 2024 par l'Institut de sondage ViaVoice a mis en exergue le fait qu’à peine 18% des lycéens ruraux envisagent d’accéder aux Grandes Écoles, contre 56% des jeunes issus de milieux favorisés. 

Et de préciser : « Notre département, le Gers, qui se caractérise par son art de vivre et ses traditions rurales, n’échappe pas à cette tendance. Nous identifions là trois freins principaux :

  • Les lycées gersois sont souvent peu informés de l’existence et de l’accessibilité des filières sélectives telles que les classes préparatoires, les écoles de commerce, d’ingénieurs, ou les instituts d’études politiques. 

  • Ils ont également tendance à s’autocensurer : venant d’un lycée d’Auch, de Mirande ou de Nogaro, on ne se sent pas toujours légitime, on ne se projette pas suffisamment, et on redoute de partir à Paris ou dans d’autres grandes villes. 

  • Par ailleurs, le coût de certaines formations et les difficultés financières restent une source d’inquiétudes pour les familles. 

Témoignages

  • Marie-Camille Wiorowski, originaire d’Auch, diplômée de l’ESCP Business School et coprésidente de l’association : « À titre personnel, quand j’ai dit à mon entourage que je souhaitais faire une classe préparatoire littéraire B/L, personne ne connaissait cette filière. On me poussait plutôt vers la médecine, un parcours plus classique. Il me semble essentiel de donner davantage d’informations sur la diversité des filières post-bac. » ;

  • Yohann Danflous, originaire de Seissan, étudiant à Sciences Po Paris et coprésident « Nous manquons aussi énormément de “modèles”, à savoir d’anciens lycéens gersois qui ont choisi ces voies d’excellence. Les métiers auxquels mènent ces parcours sont souvent très méconnus : il nous semble donc utile que ces diplômés reviennent témoigner dans leurs lycées d’origine, pour donner des perspectives concrètes aux élèves gersois ».

Face à ce constat, les cinq étudiants ont décidé de créer l’association Du Gers aux Grandes Écoles avec l’ambition de renforcer l’égalité des chances sur le territoire gersois, en permettant à chaque jeune d’accéder à l’information, à l’accompagnement, et à des témoignages inspirants, quelle que soit son origine sociale ou géographique. Il s’agit également de contribuer au développement de notre département auquel nous restons vivement attachés. 

Une démarche associative qui s’inscrit dans le cadre du réseau national « Des Territoires aux Grandes Écoles », lequel fédère les initiatives similaires de 58 départements ruraux ou périphériques.

Conventions avec les lycées du département

Dans les prochains jours, ils prévoient de signer des conventions avec les lycées du département afin d’organiser tout au long de l’année des interventions auprès des étudiants de terminale pour les sensibiliser à la diversité des parcours possibles post-bac. Ces échanges seront animés par d’anciens lycéens du Gers aujourd’hui en grande école, venus témoigner de leur expérience. Ils envisagent également la mise en place d’un programme de mentorat personnalisé, afin d’accompagner les lycéens motivés dans la construction de leur projet d’études.

Pour les rejoindre 

À ce jour, l’association a d’ores et déjà mobilisé un groupe d’une quarantaine d’anciens élèves gersois diplômés de grandes écoles sur les réseaux sociaux pour nous accompagner dans nos futures activités. «Nous restons disponibles pour accueillir toutes les bonnes volontés (étudiants de grandes écoles, professionnels). Nous disposons d’une page Instagram (@dtge_32) et d’un compte LinkedIn (Du Gers aux Grandes Écoles) », conclu Marie-Camille Wiorowski.

Le bureau

Alexandre Hontanx, vice-président : diplômé de l’ESCP Business School et débutant sa carrière en finance d’entreprise à Paris

Marie-Camille Wiorowski, coprésidente : diplomée de l’ESCP Business School, débutant sa carrière en Administration Centrale

Yohann Danflous, coprésident : étudiant à Sciences Po Paris - apprenti à la commission des finances du Sénat 

Julie Icher, secrétaire générale : diplômée de l’EM Lyon business school et débutant sa carrière en fusions-acquisitions à Paris 

Lisa Ballester, trésorière : diplômée d’Aix Marseille School of Economics en partenariat avec Centrale Méditerranée, actuellement consultante en finance chez Command Strategy Advisory.

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