Société Archéologique du Gers, réunion du 3 septembre 2025

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Communications :

François-Xavier Merrien, Le monde retrouvé du comte Marie-Jean-Hugolin de Grisony (1778-

1850) de Rozès. Marie, Jean, Hugolin de Grisony (1778-1850) jeune gentilhomme campagnard vit au château de Rozès acheté par son père. A l’inverse de ses voisins nobles Bezolles ou Miran-Verduzan, les Grisony n’émigrent pas au début de la Révolution. Alors que son voisin le marquis de Bonas adopte la Révolution puis se rallie à l’Empire, le père resté royaliste s’occupe de l’amélioration de l’agriculture. Il fait partie des plus « imposés » du département grâce à l’importance de ses propriétés. Le fils Hugolin, éphémère député du Gers (1815-1816) sous la Restauration, a une carrière locale maire de Rozès, membre du Conseil général sans interruption de 1816 à 1839. Après 1830, il se rapproche des mouvements d’opposition à Louis-Philippe constitués à la fois de royalistes légitimistes et de républicains. Ces derniers soutiennent le journal L’Etoile d’Aquitaine et Grisony se porte garant à leurs côtés. En 1847, partout en France, d’énormes « banquets » regroupent les opposants. Le 28 novembre 1847 à Condom, les chefs politiques gersois s’expriment. Le discours de Grisony étonne par un ton très « républicain » : ... les principes qui établissent les droits de chaque citoyen... furent solennellement reconnus, proclamés à la grande époque de 89 par l'Assemblée nationale (...) Les droits naturels de l'homme sont imprescriptibles. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité ... qui n'émane expressément de la nation... En 1848, le vieux maire, autrefois royaliste est chassé de sa mairie par des opposants républicains. Lamarque nouveau Commissaire de la IIe république casse la décision et le nomme maire à nouveau. Grisony devient président du Conseil général en octobre 1848 mais la maladie l’oblige à quitter son poste au bout d’un an. Il meurt en juin 1850. « Grisony est un de ces républicains du lendemain qui s’est rallié à une République modérée, respectueuse du droit, non par pur opportunisme mais par conviction profonde ».

• Olivier Hœrni (qui réside à l’étranger et qui a été représenté à la SAG par sa mère) a trouvé une plaque inédite à la mémoire du maréchal Lannes sur l’église d’Aspern, et nous en fait part. Le maréchal Lannes, né à Lectoure est honoré à Vienne où il est mort. Une grande plaque de granit noir en français à la gloire de la Grande Armée sur l’église d’Aspern rappelle les combats de la bataille d’Aspern-Essling où le maréchal fut blessé mortellement le 22 mai 1809. Les Autrichiens s’estimant vainqueurs ont multiplié les commémorations napoléoniennes (circuit, rues, places, statues, musée...) et distingué le grand maréchal ennemi qu’ils ont tué eux-mêmes.

• A l'issue de la séance, ont été présentés les livres « Les Moulins du canton de Grand Bas-Armagnac (Nogaro-Cazaubon) » et « Les Moulins du canton de Fleurance-Lomagne-Saint-Clar ». En vente à la Société.

• Le président remercie l’assistance et donne rendez-vous à la prochaine réunion de la Société archéologique qui aura lieu le mercredi 1er octobre à 14h30 à Auch à son siège, 13 place Salluste du Bartas.

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