Les Amis de la Chapelle de Luzanet : une émouvante parenthèse pour la journée d'été

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Dans cette église édifiée certainement à l’initiative de Raymond de Galard vers le milieu du 16ème siècle, déjà dotée d’ une étonnante  qualité architecturale , et aujourd’hui si magnifiquement restaurée, l’association des Amis de la chapelle a offert ce dimanche à son illustre descendante Geneviève De Galard et aussi à sa famille  presque toute réunie, le témoignage de reconnaissance que tous ses membres passionnés d’art et d’Histoire, souhaitaient lui dédier après qu’elle eut assisté émue, à l’inauguration de la  Belle Eglise l’été 2014, mais  souffrante elle s’est éteinte au printemps 2024. 

Après la messe célébrée par Monsieur le Vicaire Général, ce fut donc Guy Leonetti spécialiste de la période de la guerre d’Indochine où Geneviève, côtoyant la mort quotidiennement fit preuve de tant de courage et de compassion pour les blessés, que nous conta avec passion l’historien et  comment, partout et jusqu'aux Etats-Unis elle était devenue l’emblème de l’héroïsme et de la force d’âme.

Midi . Avant que la température ne s’élève trop, le Domaine de Maubert avait réservé au public un vin blanc très frais de sa production voisine : léger et délicat, parfait pour ce chaud dimanche.

Puis après le déjeuner sous les arbres, le concert  : « Deux voix autour d’un piano »  

Certes,  Jeanne de Lartigue avait visité la chapelle, vu son élégante architecture, testé son acoustique par quelques mesures de sa voix mais le choix du programme relevait de l’unisson avec ce lieu et ce jour , Pergolèse aussi traversait les siècles et si son Stabat Mater a pu se décliner à toutes les sauces aussi malvenues que nombreuses, tronçonné, numérisé , nos artistes invités avaient choisi non pas l’académisme, mais la pureté. La pureté originale du chef d’œuvre pour deux voix, soutenues par un piano tout en connivences . La perfection nous coupait le souffle, envoutées, les mains applaudissaient trop tôt , le moment de grâce  traversait le public. Le timbre séduisant de Jeanne, le soprano riche  de Marie Caroline sublimait l’acoustique capricieuse de la pierre. Puis le Dixi dominus de Vivaldi, Bach, Verdi .

Deux brillantes voix autour d’un piano complice : le format idéal pour la belle chapelle et une communion.

Le soin apporté aux morceaux et au public, évoquait naturellement  les soins que Geneviève apportait aux blessés.

A la sortie de cette émouvante parenthèse, tous n’étaient que sourires, la chapelle et la musique avaient gagné les cœurs.

Alain Lalanne

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