Ces expressions d'autrefois qui n'ont pas résisté au temps qui passe

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Ils ont vécu, ils ont brillé, puis ils ont disparu. Au fil du temps, des mots qui faisaient partis du vocabulaire courant ont fini par tomber en désuétude, au point de quitter les pages des dictionnaires.

Qui se souvient encore de ce qu’était un « Aoûteron », une « gogaille » ou une « lixiviateuse » ; ces termes autrefois utilisés dans la vie quotidienne ont aujourd’hui disparu et c’est normal. La langue évolue, des nouveaux mots naissent et d’autres meurent. Chaque année dans le dictionnaire Larousse, nous avons les nouveaux « entrants » et les « sortants ».

Aussi redécouvrons quelques-uns de ces mots oubliés qui figuraient dans le Larousse de 1905 sous la direction de Claude AUGE.

Pour en revenir à « Aoûteron » c’était un journalier loué pour le temps de la moisson ; une gogaille était un repas joyeux. Quant à la lixiviateuse, vous n’avez pas trouvé ? c’était tout simplement une machine à lessiver.

Ne traitez pas votre ami de bec-cornu et d’assassinant, c’est-à-dire d’imbécile et d’ennuyeux. Pour le mot baisure, on pourrait penser que…. Mais non baisure est tout simplement l’endroit où un pain en a touché un autre dans le four.

Peut être avez-vous envie de gobichonner (festoyer) aujourd’hui  ou alors de journoyer  (ancêtre du verbe glander) ; Mais  ne soyez pas patafiole (impatient) vous pourrez ce soir  lantiponner (tenir des discours inutiles) et raconter des lanterneries (fadaises) tout en muguetant (faire le galant) auprès de ces dames et peut être danserez vous la gargouillade (ancienne danse de théâtre).

Un capron était une grosse fraise ; bon henri le nom de l’épinard sauvage ; casse-museau , une sorte de pâtisserie dure à croquer .  Un capendu , une variété de pommes rouges . Un gâte-pâte, un mauvais boulanger. Un bombagiste, un fabricant de corbeille. Un haut-pendu, un nuage noir et isolé.

Existent-ils encore des métoposcopes (divination par l’inspection du visage), des météoromanciens (divination par l’observation des éclairs, du tonnerre). On ne dit plus d’une personne contrefaite , c’est un crapoussin. Lorsqu’on se tâchait, autrefois on se « bavochait ». Un vaurien était un gouspin, et un tire-bouchon, un crochet à boutonner les souliers et les gants.

J’arrête ici mes jaseries (babil), il est l’heure d’aller gobelotter (boire souvent) et de gargoter (faire de la cuisine mauvaise)  mais maturément ( après mûres réflexions) tout en faisant attention car je ne suis pas, hélas, papyracée (mince).

Tous ces mots disparus  qui font sourire pour certains, sont malgré tout un riche héritage et il est amusant de les redécouvrir. Nos grands-parents, arrières grands parents les glissaient naturellement dans leurs conversations. Tous sont un pan de notre mémoire collective, un miroir de vies et d’usages disparus, témoins du temps passé.

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