Le PS condamne sans réserve les actions illégales de dégradations des biens publics organisés par la Coordination Rurale 32 !
Le parti socialiste 32 fait de la lutte pour un revenu agricole décent, pour une agriculture durable et de qualité son combat ! Sa position sur la loi Duplomb est claire : elle ne répond en rien à ces deux objectifs pour soutenir nos agriculteurs et nos agricultrices.
L’agriculture doit être rentable pour permettre de faire vivre nos paysans et soutenir un modèle économique durable, respectueux de l’environnement et de la santé. Nous devons répondre conjointement à ces deux enjeux.
Parce que l’agriculture est un bien commun, elle nécessité des débats sans caricatures et un esprit de concorde pour ensemble relever les défis de l’agriculture du 21eme siècle face à la mondialisation, à la concurrence déloyale en Europe, au réchauffement climatique, à la gestion de l’eau, et aux impératifs de santé.
Le PS 32 condamne fermement les actions d’intimidations et de dégradations des biens publics. Ces pratiques sont inacceptables en démocratie et n’ont aucune chance de faire gagner les agriculteurs dans leur combat légitime pour vivre dignement de leur métier. Le pays a besoin d’apaisement, de respect et d’écoute, et non de tensions et de conflictualité.
Nous apportons tout notre soutien aux agents du conseil départemental, à son Président Philippe Dupouy et ses élus qui ont subi des dégradations de la part de la Coordination Rurale, ainsi qu’aux militants de partis politiques démocratiques qui doivent pouvoir exprimer librement leur point de vue. Ces pratiques déshonorent la profession.
Muriel Abadie déclare : « quand on est en lutte, il faut choisir les bons adversaires et les bons moyens d’action pour se faire comprendre et être soutenu. En agissant de la sorte, la Coordination Rurale se trompe sur les deux tableaux, alors que la revendication des paysans de vivre dignement de leur métier est juste ! La dérégulation mondiale, la concurrence déloyale, l’empilement des normes n’est pas le fait du conseil départemental. Et dégrader les biens publics n’a jamais fait avancer aucune cause juste ! ».
Et de conclure « j’apporte tout mon soutien à mon ami Philippe Dupouy, président du CD32 et aux agents du conseil départemental ».
UNE DETTE AUSSI ABYSSALE QUE L’INJUSTICE DES EFFORTS PROPOSES
Alors que le gouvernement dit vouloir répartir les efforts pour que tout le monde contribue au redressement budgétaire du pays, il choisit de faire contribuer fortement les salarié.e.s, les agents publics, les demandeurs et demandeuses d’emploi, les malades, sans solliciter massivement les plus hauts revenus. A l’occasion de la venue de Yael Braun Pivet dans le département du Gers, le PS exprime son désaccord sur ces projets de budget.
1. La suppression de deux jours fériés alors que :
des millions de travailleur.euse.s attendent que la pénibilité de leur métier soit reconnue pour pouvoir partir plus tôt en retraite,
d’autres n’arrivent pas à boucler les fins de mois car leur salaire est trop faible où aléatoire en focntion des contrats courts enchainés,
et qu’enfin, 6 millions de nos concitoyen.ne.s cherchent un travail,
C’est une idéologie bien connue : travailler plus pour gagner moins, et ne pas travailler tous ! Ca ne réduit pas la dette !
2. La suppression de postes de fonctionnaires alors que :
nos hôpitaux dont nos services d’urgence ou de psychiatrie souffrent,
des classes sont supprimées,
les conditions de travail des forces de l’ordre se dégradent par manque d’effectif,
nos collectivités peinent déjà à remplir leur mission avec les baisses de dotation,
c’est la dégradation assurée des services publics !
3. L’instauration d’une année blanche, c’est-à-dire le gel des prestations sociales notamment, c’est une perte supplémentaire de pouvoir d’achat alors que le taux de pauvreté est en très forte augmentation.
Ces propositions sont injustes, et risquent de désespérer un peu plus celles et ceux qui souffrent le plus.
Un chemin plus juste et plus efficace est possible grâce à une reforme fiscale ambitieuse :
Solliciter massivement les 500 plus grandes fortunes en France (1200 milliards d’Euros en 2024 ; c’était 600 milliards en 2017) ; Elles possèdent l’équivalent de 45% du Pib (c’était 20% à l’arruvée d’Emmanuel Macron en 2017) ;
Taxer les dividendes (La France est le premier pays européen en terme de versement de dividendes, dépassant les 63 milliards en 2024) ;
Créer de réelles contreparties aux aides publiques aux entreprises (211 milliards versées en 2023, pour quel résultat sur l’emploi notamment ?) pour soit réduire ces aides publiques si elles sont inutiles, soit assurer qu’elles servent la productivité et la compétitivité du pays et ainsi créer des recettes.
Assurer la progressivité de l’impôt et l’équité entre citoyens, entre les entreprises face à l’impôt ;
Cesser les baisses d’impôts sur les grande sociétés et les plus haus revenus (56 milliards depuis 2017)
Nos concitoyen.ne.s acceptent de contribuer à l’effort si cette contribution est justement repartie, même si nous n’oublions pas que cette situation gravissime des finances publiques est le fruit de la politique d’Emmanuel Macron.
Les choix de François Bayrou font courir le risque d’augmenter les fractures alors que le Pays a besoin de cohésion, de solidarité et de justice pour assurer son avenir. Le Parti Socialiste continuera de faire des propositions allant dans ce sens.
Muriel Abadie déclare " Un budget de la nation qui ne prend pas en considération l(impératif de justice sociale est un budget pour les riches.
C'est inacceptable !
La loi DUPLOMB, Ue loi sociale , ni environnementale , ni sanitaire, qui ne sauvera pa la souveraineté alimentaire ni nos agriculteurs et agricultrices
Le 8 juillet 2025, l’Assemblée Nationale a adopté une loi à contre sens des progrès réalisés en matière de soutien à l’agriculture durable ces 15 dernières années. Une semaine après le vote, on ne compte plus les déclarations de vétérinaires, de chefs cuisiniers, d’agriculteurs contestant sa philosophie.
Sans rien nier des défis agricoles du 21eme siècle, Le Parti Socialiste 32 affirme qu’elle ne résout en rien le mal être des agriculteurs concernant leur pouvoir de vivre, et de vivre en bonne santé. C’est pourtant l’objectif premier: nos agricultrices et agriculteurs doivent vivre dignement de leur métier.
Faire miroiter le court terme chimique, industriel et la « simplification administrative » comme solution pour le monde agricole est un mensonge : c’est la concurrence déloyale au niveau européen qui est responsable en grande partie des difficultés de la profession.
La simplification administrative telle que présentée par cette loi est un leurre qui ne traite pas les problèmes structurels de la ferme France : concurrence déloyale intra et extra européenne, régulation du foncier, juste répartition de la valeur, crise du bio, adaptation au changement climatique…
Nous voulons protéger nos agriculteurs, nos assiettes et notre planète, et non laisser entendre que les agriculteurs empoisonnent notre alimentation et nos campagnes. Il faut les y aider plutôt que de tuer toute espoir de pouvoir faire autrement.
Cette loi donne de terribles signaux de reculs sociaux, environnementaux et sanitaires. Parmi eux :
1. Celui qu’il n’y aura jamais d’alternatives possibles à l’utilisation de néonicotinoïdes.
L’interdiction en 2018 de l’acétamipride était un symbole, un message : la volonté d’aider l’agriculture à passer à un mode plus durable et de qualité sanitaire vertueux. Cette interdiction offrait ainsi à la science la légitimité pour travailler sans relâche à des solutions naturelles pour protéger les productions, et offrir des produits de qualité abordables.
Ces solutions prennent du temps. Mais les produits qui ont remplacé l’acétamiprine comme la deltaméthrine sont tout aussi néfastes pour l’Homme et les insectes.
Dans cette lutte pour notre agriculture durable, chaque pas en avant compte. Un produit phytosanitaire en moins indique la direction que souhaite prendre notre pays. L’assemblée nationale a choisi la direction inverse.
2. Celui d’une prime aux grandes fermes capitalisées au détriment des petites exploitations, comme dans le Gers, par l’autorisation facilitée d’agrandissement des exploitations sans contreparties solides en matière d’obligation pour l’agriculture durable. Favoriser l’émergence de fermes d’élevage massif ne répond en rien aux enjeux sanitaires, de qualité, de conditions de travail des agriculteurs, de bien-être animal. Ce n’est pas une demande de nos agriculteurs gersois. Ces derniers ont simplement besoin de faciliter les démarches pour l’ouverture de sites d’élevages afin d’être compétitifs par rapport aux pays voisin. Derrière la « simplification » , il y a un coup porté à l’objectif d’un autre modèle de croissance agricole.
3. Celui de l’accaparement de la ressource en eau au détriment de sa bonne gestion. Notre système Neste pour stocker l'eau de ruissellement l'hiver au bénéfice du territoire (eau potable pour la population ; irrigation pour l'économie agricole; industrie centrale de Golfech; tourisme durant l'été) est exemplaire. Il nécessite l’entretien des retenues et de la recherche pour travailler l’optimisation de l’utilisation de l’eau face au réchauffement climatique. Mais il démontre qu’il y a des alternatives à ce que nous propose la loi : construire des bassines qui portent atteintes a des espèces protégées ne bénéficiant qu’à une minorité d’agriculteurs pour des cultures promises majoritairement à l’exportation. Elles n’auront en outre que des inconvénients écologiques sur la biodiversité.
Cette loi est donc un coup porté contre les progrès réalisés pour une agriculture durable.
Elle ne rend pas service au monde agricole, même si la simplification d’un certain nombre de contraintes administratives est un objectif à atteindre pour faciliter la vie des petits exploitants ;
Elle ne résout en rien la problématique suivante : alors qu’en Occitanie, 20% des exploitations agricoles sont en Bio, et que le Gers est le 1er département bio de France, avec + de 25% des exploitants en bio (110 000 ha), chiffres atteints grâce à la volonté de ces deux collectivités locales de promouvoir le bio, notre Région connait l’un des revenus agricoles les plus faibles de France. En clair, plus on est vertueux, moins on gagne sa vie. C’est cela qu’il faut renverser !
Nous réclamons :
Une autorité européenne unique pour le contrôle et les autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires, afin d’éviter la concurrence déloyale ;
Un grand plan national et européen de recherche, priorité des 5 prochaines années, pour provoquer un choc et un bon qualitatif dans la bataille pour la production massive de produits agricoles de qualité, notamment en bio, et leur mise sur le marché à des prix abordables. L’utilisation de produits phytosanitaires devra être limitée dans le temps et en lien avec l’avancée de la recherche.
La visite d’un véritable conseiller agricole indépendant dans toutes les exploitations agricoles au moins une fois par an pour évaluer, écouter, aiguiller et accompagner les agriculteurs dans leurs pratiques, leurs besoins, et la gestion de leur activité économique.
Le rôle d’une nation démocratique et de progrès est de sortir l’agriculture pas à pas et durablement de la dépendance au tout chimique et tout industriel, qui ruinent les petites exploitations, asphyxient la planète, et fragilisent notre santé. Il est d’assurer ainsi un revenu agricole décent. Toute loi qui aurait d’autres objectifs est contre-productive. C’est le cas de la Loi Duplomb !
Celles et ceux qui ont voté cette loi se trompent de remède. D’autres abandonnent le combat de l’agriculture durable. Pas le Parti Socialiste du Gers !
Muriel Abadie, 1ere secrétaire fédérale du Gers déclare :
« Cette loi ne répond ni à l’urgence sociale pour nos agricultrices et agriculteurs, ni au besoin d’accompagner l’agriculture vers un modèle durable pour les ressources naturelles, encore moins à la nécessité de santé publique ! On se demande en vérité à qui elle sert ! Pas aux nombreux agriculteurs de petites exploitations à taille humaine que je rencontre régulièrement dans le Gers.
Notre maison s’empoisonne et nous regardons ailleurs » !
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